Gaston, le contrat Lagaffe, un classique pour le plaisir

Un classique, non, des classiques les tribulations de ce pauvre Monsieur de Mesmaeker avec ses contrats impossibles à signer. Dans cet album, un monument, on retrouve tous les gags avec Gaston aux commandes et, de Fantasio à Prunelle, des contrats qui passent et trépassent. Franquin est un génie intemporel.

Le contrat LagaffeUn vrai raccourci Monsieur De Mesmaeker, exemple typique de l’industriel des années soixante. Costume trois pièces, lunettes, moustache et grande gueule. Tous à ma botte qu’il voudrait sauf que Gaston personne n’a jamais réussi à le domestiquer. En plus, Gaston ne le fait pas exprès. Enfin pas toujours. Il y laisse sa main, une jambe, sans parler des incidents divers et variés qui transforment ses visites à Spirou en cauchemars. Des gags en double strip ou en planche qui s’inscrivent dans la logique de la publication de Gaston dans Spirou. Le pire c’est quand De Mesmaeker signe mais se trompe. Ou qu’un pigeon voyageur s’oublie sur les contrats.

On est dans le décale le plus total avec la chasse aux contrats. On ne sait pas d’ailleurs à quoi ils pourraient bien servir mais vu l’état d’énervement de Fantasio ils doivent être importants. En plein vol Gaston réussit à abattre l’avion dans lequel Fantasio et De Mesmaeker se sont réfugiés pour la signature. Il faut avouer qu’il en voit de toutes les couleurs De Mesmaeker. On finit par le plaindre et se dire que quand même Gaston, par moments, il a un mauvais fond. dans cet album, le Gaston S5, c’est un classique pour le plaisir qui se décline. Franquin est le plus grand. Un cadeau de Noël qui devrait être remboursé par la sécu.

Gaston, Le contrat Lagaffe, Dupuis, 10,60 €

Le contrat Lagaffe