La Promesse de la Tortue, à la vie à la mort

Une actualité chargée même en période de confinement pour Stéphane Piatzszek, scénariste réaliste et romanesque, qui aime la petite histoire dans la grande. A son crédit dernièrement Le Vieux Docteur et les débuts de l’ostéopathie, Kilomètre zéro et l’implantation de la première ligne de chemin de fer en Alsace pour en arriver à une épopée de pirates, ou mieux de femmes pirates au XVIIe siècle avec le premier tome de La Promesse de la Tortue. Un trio féminin, obligée de s’allier pour le meilleur et surtout le pire, qui va débarquer sur la fameuse île pour former des couples avec les flibustiers du coin. Une aventure sur des bases bien réelles et les débuts parmi elles peut-être d’une reine de la mer sous pavillon noir. Du souffle et de l’action pour trois héroïnes sensuelles qui n’ont pas froid aux yeux. Sortie le 27 mai du premier tome de cette trilogie.

La Promesse de la Tortue 1642, on relègue vers les Antilles des femmes de mauvaise vie comme on dit. La France de Richelieu a besoin de peupler ses colonies lointaines. Contraintes et forcées, Quitt, Louise et Apolline blessée par un marin, débarquent sur l’Île de la Tortue où elles vont être vendues aux enchères. Elles ont passé un pacte pour s’aider mutuellement en toute circonstance. Le gouverneur les accueille et Quitt lui tape dans l’œil. Il l’achète et, à sa demande, fait soigner Apolline par un Indien, Yuma. Louise a été achetée par un pirate d’origine africaine ancien esclave, Toussaint, qui doit bientôt rembarquer à bord d’un galion de course. Le gouverneur annonce à Quitt qu’il veut l’épouser ce qui lui donnerait un statut social hors normes pour une reléguée. Mais la politique locale et les intérêts financiers vont s’immiscer dans sa nouvelle vie.

Trois destins liés avec des visions et des ambitions différentes, des secrets aussi, des personnages qui ont du relief, les méchants Espagnols, des boucaniers rebelles prêts à tout, Stéphane Piatzszek a bâti un univers à grand spectacle où la vengeance est une des clés de l’action romanesque. La séduction aussi et bientôt les horizons maritimes avec abordage et canonnades, trésor, sur les traces de la célèbre Anne Bonnt, sous le crayon au trait classique de Tieko qui donne avec efficacité le ton qu’il faut à cette nouvelle série.

La Promesse de la Tortue, Tome 1, Grand Angle, 14,90 €

La Promesse de la Tortue

Un commentaire

  1. Rien de très original me semble-t’il dans le scénario mais pourquoi pas si le dessin est bon. C’est là qu’est le hic. Les 3 héroïnes ont, au moins sur la couverture, pile poil les mêmes lèvres. On peut pas dire que Tieko se soit donné beaucoup de mal. Trait classique OK mais baclé sur une couverture, alors que c’est la 1 ère image que le lecteur potentiel voit, ça fait tache ! Dommage. Je passe …

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