Sapiens Imperium, une saga SF d’exception

Des gentils enfermés sous terre, des méchants qui règnent sur un empire gigantesque, des Aliens pris au piège, deux frères qui se tirent dans les pattes et dont l’un d’eux sera le futur empereur, une révolte qui court sur deux générations, avec Sapiens Imperium on est dans un long-métrage SF très maîtrisé au cœur d’étoiles lointaines qui sont ce qu’il reste de l’univers après le Big Bang. Du grand spectacle avec des personnages forts, de l’action et un duo d’auteurs de belle envergure, Sam Timel et Jorge Miguel au dessin. Un réalisme très abouti pour une saga de 120 pages qui se conclue par une chronologie nécessaire très illustrée.

Sapiens Imperium

L’Imperium tient sous sa coupe le peuple Khelek. L’empereur Amarcord Thesol règne en maître depuis que son père a vaincu l’empereur Aro de Khelek dans un combat de Metalnauts, des robots dirigés à distance par la pensée des combattants endormis. Les Khelek sont sous terre sur Tazma une planète prison. Avec eux il y a les Lektars, des extra-terrestres bienveillants. La jeune princesse Xinthia veut libérer les Kheleks de l’oppresseur. Dardian son frère a décidé de se rebeller et de s’enfuir par un passage vers les étoiles si il le trouve. Le prince Balthar est proche des Lektars mais Leorg qui a armé ses partisans le renverse et capture sa femme, la mère de Dardian et de Xinthia qu’il livre à un guerrier de l’Imperium, Malathon dans son Metalnaut. Désormais Xinthia va tout faire pour se venger et libérer son peuple alors que son frère a réussi à fuir.

Une vrai progression dramatique à la fois avec des bases classiques et revisitées, bien calée scénaristiquement sur un dessin très efficace. Les héros vieillissent pour se stabiliser en jeunes adultes pour les principaux. Ce sont des femmes qui sont les reines du jeu dans lequel les coups bas, les vengeances et une lutte désespérée se mettent en place pour fournir un panorama très fouillé. Suspense en prime car rien n’est obligatoirement joué. On est tenu en haleine jusqu’à la dernière image. Un vrai titre estival, un one-shot comme on les aime.

Sapiens Imperium, Les Humanoïdes Associés, 22 €