Crimes gourmands, petits meurtres à l’étouffée et entre amis

La cuisine est devenue une star du petit écran, de jeux divers et variés. La bonne bouffe, ce qui n’est pas toujours le cas, s’est invitée dans notre quotidien. Il n’y a rien donc d’étonnant que la BD se mette aussi autour des fourneaux avec une série qui fait ses premières bulles à Lyon, haut lieu si ce n’est capitale de la gastronomie française. Crimes gourmands est l’adaptation des romans de Noël Balen et Vanessa Barrot qui ont pour héros une journaliste spécialisée en cuisine et son photographe. On pense un peu au duo vini-viticole du Sang de la vigne mais, après tout, l’essentiel est que la recette soit bonne et goûteuse. Raven signe très correctement le dessin de sa première BD et Denis Chetville le scénario de cette affaire de bouchons lyonnais.

Crimes gourmandsQuand Laure Grenadier, journaliste culinaire reconnue, et son photographe Paco débarquent à Lyon pour une série de reportages sur les meilleurs bouchons de la ville, ils ne savent pas que c’est plutôt une enquête criminelle qui les attend. Au Petit Poucet le patron Jérôme Thévenay est assassiné. Laure le connaissait bien et elle se rend sur les lieux où elle a des informations d’un employé au passé tumultueux. Elle se rend aussi dans un autre restaurant, le Gros Poussin dont le chef est le truculent Gilles. Laure rencontre la veuve de Thévenay au moment où à son tour Gilles est découvert étouffé. Avec l’aide de l’un des ses anciens copains journaliste régional, Laure se lance dans l’enquête et revient sur l’histoire des Mères, ces femmes chefs qui ont construit la gastronomie lyonnaise dont la fameuse Mère Brazier avec sa poularde demi-deuil.

Une balade à la fois policière mais aussi touristique et culinaire. On découvre en détail la grande histoire des bouchons, de Bocuse bien sûr, et la ville avec ses rues charmantes, ses ambiances feutrées et ses restaurants fameux. On a en plus des personnages sympathiques. La cuisine c’est comme le vin, ça a un joli côté convivial. On reste un peu mais pas beaucoup étonné par la chute de l’enquête assez rapidement envoyée en salle. Au total quatre titres sont programmés et le prochain sera parisien.

Crimes gourmands, T1 – Petits meurtres à l’étouffée, Delcourt, 14,95 €

Petits meurtres à l'étouffée
Delcourt ®