Un épisode historique très mal connu sur lequel s’appuie cette nouvelle série, Williams Adams, samouraï. Comment des européens ont réussi ou échoué, et à quel prix, à s’implanter au XVIIe siècle au Japon où on les considérait comme des envahisseurs incultes et méprisables ? Adams a vraiment existé, premier anglais à mettre les pieds (à priori) au Japon et le seul a être devenu un samouraï. Mathieu Mariolle s’est emparé de son destin pour cette collection qui inaugure sa collaboration avec Casterman. Dans la Paume du diable, Blue Note, Kriss de Valnor, le scénariste a du métier et sait cerner avec brio tous les sujets. Nicola Genzianella assure avec beaucoup de maîtrise le dessin réaliste nécessaire à cette saga hors normes aux mille et une subtilité politiques et sociologiques.
Une histoire incroyable et pourtant authentique, Adams saura s’adapter au Japon, un monde pourtant dont l’histoire, les traditions, sont sans le moindre rapport avec celles de l’occident. Il y a en plus le poids colonialiste religieux des Jésuites prêts à tout. Adams jonglera avec tous ces éléments et comme on le verra dans le prochain album deviendra un samouraï respecté qui aura la confiance du pouvoir et se lancera dans des expéditions en Asie. Un sujet très original dont Mathieu Mariolle a tiré une saga passionnante.
Williams Adams, samouraï, Tome 1, Aux confins du monde, Casterman, 14,50 €
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