Un western et un Révérend qui se venge

Le Révérend
Un western et un héros qui assurent.

Un western, très bon, et le genre n’est pas simple à gérer. C’est ce qu’on fait avec talent Augustin Lebon et Lylian au scénario avec un nouveau héros taciturne, Le Révérend. Un Clint Eastwood revisité par Steve McQueen et Henri Fonda, Angus Whitecross (un nom pareil pour un pasteur ça annonce la couleur) débarque un beau jour dans un patelin du Nevada dont le patron du saloon est le maître. Le Révérend a deux Colt à la ceinture. Sur leurs crosses une croix. On sait dès le départ où il a trouvé ses armes et que la vengeance rythme ses pas comme les cadavres qui ne vont pas tarder à s’accumuler. Mais tout bon tireur qu’il est le Révérend ne peut agir seul. Et cherchez la femme.

A vous d’aller vous plonger dans cette histoire qui enchaîne l’action, les rebondissements et les morts violentes. Un scénario astucieux avec bien sûr des rappels cinématographiques au fil des influences tout à fait assumées, un bon cadrage et un dessin qui tient la piste, celle de l’Ouest et de ses auteurs qui l’ont marquée. A noter que c’est le premier album de Lebon. Vivement la suite.

Le Révérend, T1 Les diables déchus du Nevada, E. Proust, 14,95 €