Lastman, une piste graphique pertinente à explorer avec Vivès, Balak et Sanlaville

Une très élégante ouverture graphique et pertinente de trois auteurs qui la joue façon équipe et sortent un premier tome inclassable. Balak, Michaël Sanlaville et l’incontournable Bastien Vivès ont uni leurs talents et leurs idées. Lastman est le 13 mars sur les rayons. Dans un pays imaginaire se déroule un tournoi. Force, magie, techniques de combat, le héros est Adrian, un petit garçon qui est élève à l’école de Maître Jansen. Tout en finesse le Jansen et amoureux au passage de la jolie et blonde maman d’Adrian.

LastmanPour participer au tournoi et gagner de l’argent qui aiderait bien sa famille, Adrian doit avoir un partenaire. Qui va le lâcher. Arrive un mec complétement disjoncté, un poids-lourd sans états d’âme, Richard Aldana, qui va s’associer au gamin pour le tournoi. Mais les règles le grand brun il ne connaît pas. Et les ennuis de la petite communauté un brin hors du temps commencent.

Les trois auteurs jouent la partie comme un match, attaquent, relancent, rusent avec un scénario et une ambiance époustouflante. On sent la fraîcheur du dessein. Ils ne se forcent pas et la spontanéité de la démarche fait qu’on adhère aux aventures des ces héros. Les époques sont volontairement mélangées pour créer un monde à part. Ah, les frères Bogdanov mis en bulles, un bonheur. Idem pour le Richard, un peu obsédé et au vocabulaire très contemporain.

Ce Lastman aura un rythme de sortie de trois albums par an sur un cycle de six. A noter que la publication hebdomadaire des planches se fait sur delitoon.com.

Lastman, Tome 1, KSTR, Casterman, delitoon, 12,50 € la version classique et 18,50 € la version collector