Mademoiselle J. T2, machinations

Au début il y avait Ptirou, un groom sur un paquebot qui devient l’amoureux de la jeune Juliette, le tout raconté en famille par un certain Oncle Paul, vedette du journal de Spirou, dont les histoires édifiantes, authentiques ont fait nos beaux jeudi. Passons. Cette fois Oncle Paul, les bras chargés de présents, La Flèche Noire, Buck Danny contre Lady X et Soleil Noir (un choix de roi), pour les fêtes de Pâques à ses neveux, va continuer à leur raconter les aventures de Juliette qui veut devenir grand reporter, malgré la disparition de Ptirou. Un second épisode peu de temps avant la guerre, à Paris, où il va s’en passer des choses sur fond de grande Histoire en 1938. Et on va avoir la preuve que c’est Ptirou qui a inspiré Spirou à Rob-Vel. Yves Sente et Verron poursuivent leur saga au fil des années trente avec beaucoup de charme et d’émotion, d’action. Verron avait tout à fait le dessin nécessaire. Couleurs de Isabelle Rabarot.

Mademoiselle J.

Oncle Paul est de retour. Il reprend les aventures de Juliette qui visite l’Amérique et annonce à son père, riche industriel qui ne voit en elle qu’une future épouse, qu’elle deviendra journaliste malgré ses soucis de santé. Mais Juliette est sûre qu’elle ne se mariera jamais toujours bouleversée par Ptirou. Revenu à Paris, De Sainteloi vend ses parts de la Transat et crée une nouvelle compagnie avec un certain Noirhomme qui prend de l’ampleur. Ce dernier lui propose de s’associer avec les Allemands mais on est en 1937. L’Allemagne est nazie. Les actions de la société sont en partie à Juliette qui refuse de travailler avec eux. Avec sa copine Léa, elle fête son diplôme universitaire mais Noirhomme n’a pas dit son dernier mot pour obliger Juliette à céder ses parts. Il va monter une machination diabolique.

Suspense oblige, on n’en dit pas plus de ce mélodrame dans des ambiances parfaitement reconstituées du Paris d’avant-guerre. Des gentils, des méchants, mais Juliette est une fine mouche et Léa aussi. Sente aborde tous les problèmes vitaux de ces temps bientôt de sang, antisémitisme, collaboration à venir, futur pacte germano-soviétique. Mais le fantôme de Ptirou veille aussi. Il reste un album à venir de cette très sympathique série rétro maîtrisée par le duo Verron-Sente.

Mademoiselle J., Tome 2, je ne me marierai jamais, Dupuis, 15,95 €

Un commentaire

  1. Le dessin, les personnages, l’idée de départ, tout est très bon… mais finalement, au fil du récit, ça tombe un peu à plat. On se dit, tout ça pour ça… Ensuite le boulot de journaliste de J est assez caricaturale ; dommage car les scènes à la rédaction sont intéressantes. Et puis trop d’hommes. On voudrait que J soit plus indépendante !

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