Georges et Tchang, ou l’histoire des débuts de la ligne claire ?

Georges et Tchang
Une amitié sincère entre un dessinateur de BD et un jeune Chinois : une hypothèse sur les débuts de la ligne claire

Un album qui va faire jaser si ce n’est des vagues. Georges et Tchang raconte l’amitié sincère entre un dessinateur de BD et un jeune Chinois qui va l’aider à comprendre cet empire du milieu toujours assez obscur même à la fin des années trente pour un européen. C’est au moment où le fameux Georges veut envoyer son héros en Chine qu’apparaît Tchang. Plus que des informations Tchang va apporter à Georges les rudiments de la culture de son pays, brillante, inventive, millénaire et subtile. C’est donc l’influence sur l’œuvre d’Hergé, évidemment que Georges c’est lui même si le nom n’est jamais cité dans le texte, dont traite l’album de Laurent Colonnier.

Tout part d’une phrase d’Hergé à Pivot un soir d’Apostrophes en parlant de Tintin au Tibet : « c’est une histoire toute simple, où il n’y a pas de méchants, de mauvais, de gangsters, où il n’y a rien. Simplement une histoire d’amou… d’amitié. Comme on dit une histoire d’amour ». L’histoire décrite est le fruit de recherche, un travail d’enquête du journaliste, du dessinateur de presse, qu’est Laurent Colonnier. L’amitié particulière qui va lier Georges et Tchang posera des problèmes à l’époque au couple Hergé. L’album donne son hypothèse, explication tout à fait plausible de l’influence de cette relation sur ce que l’on nomme depuis la ligne claire en particulier par l’apprentissage d’Hergé par Tchang à la calligraphie. Intéressant et novateur. A voir si une polémique naîtra à l’occasion de cette parution.

Georges et Tchang, une histoire d’amour au XXe siècle, 12Bis, 12 €