Le Cimetière des Innocents T2, une sainte emmurée

Oriane a été emmurée vivante, la copine de Jonas qui cherche le cadavre de son père disparu pendant la Saint-Barthélémy. On ne rigole pas avec les Protestants et les sorcières à Paris en 1590. Oriane a hérité d’une pierre de son père qui a fini au bout d’une corde. Le Cimetière des innocents T2 va voir qu’on peut devenir une sainte facilement et que le trafic des reliques est un marché d’avenir. Surtout quand on fait parler les morts célèbres comme Saint-Louis. Pas dénué de charmes cette aventure satirique qui apporte sa dose de romanesque et de fantastique tout en rappelant les travers de l’époque sur fond de grande Histoire.

Le Cimetière des InnocentsElle est dans sa guérite, emmurée vivante Oriane au Cimetière des Innocents. Jonas cherche à la faire sortir et lui passe de quoi manger. Il ne comprend pas de quoi elle lui parle, d’une pierre magique qui aurait ramené à la vie un corbeau qui lui apporterait des mures. Dans on église le le chanoine compte ses reliques et aimerait bien an avoir d’autres pour attirer les dons des fidèles. Une mère amène son enfant malade devant la guérite de Oriane qui lui souffle au visage par une fente un remède. L’enfant est guéri. On crie au miracle. Oriane devient une sainte et des ronces sortent de sa prison. Henri IV assiège Paris mais les Catholiques sont prêts au combat. Jonas est dépassé par les évènements et songe à se suicider. Oriane découvre qu’on peut par le sol accéder à une salle secrète où l’attendent deux curieux personnages aux ordres d’un homme masqué.

Un petit côté Notre Dame de Paris, ce Cimetière des Innocents. Beaucoup d’idée dans le scénario de Philippe Charlot qui y apporte fantaisie et réalisme. Des personnages attachants que l’on aimera revoir bien que ce tome 2 boucle le premier cycle. Et puis il y a Xavier Fourquemin au dessin qui est bien à sa place après Le Train des orphelins ou Miss Endicott. Sans prétention et joyeusement distrayant.

Le Cimetière des Innocents, Tome 2, Le bras de Saint Anthelme, Grand Angle, 14,50 €

Le bras de Saint Anthelme