Wizzywig, pas simple d’être un « hacker »

Un portrait en près de 300 pages où la vie et l’œuvre d’un hacker, ces génies de l’informatique qui passent leur vie à pirater ou pénétrer des systèmes. Wizzywig (Dargaud) est une compilation en un personnage d’un hacker type dont la vie va vite devenir un enfer.

WizzywigKevin est un hacker depuis son plus jeune âge. Il surfe sur son ordinateur et dans les systèmes de protection des programmes informatiques comme d’autres jouent à la belote. Instinctivement. Le net est son terrain de jeu mais à force de tirer sur la corde il va gagner le gros lot et se faire piquer. Direction la prison sans passer par la case départ. Il va y laisser sa liberté, son avenir et presque sa vie.

En faisant avec le personnage de Kevin une synthèse d’un hacker de haut niveau, Ed Piskor signe une sorte de reportage. Il s’est inspiré de célébrités du piratage comme Snowden ou Manning. Volonté de comprendre, d’analyser le cursus qui mène un gamin à l’obsession du piratage, de sa réussite comme gagner dans un jeu vidéo, Piksor a réalisé un journal de route un brin trop long, trop chirurgical, sans émotion véritable même si la chronique de la vie pénitentiaire de Kevin est très violente. On se perd un peu en route. Le sujet intéressant aurait mérité plus de cohésion.

Wizzywig, Portrait d’un hacker en série, Dargaud, 17,95 €

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