Super-vilains, trio gagnant au bon fond

Des super-héros un peu nuls, bon fond mais pouvoirs déglingués, et oui ça peut arriver et il faut vivre avec. Quand en plus on est au lycée il y a moyen d’en faire une arme imparable. Ou en famille, ou aider son prochain. Rêvons joyeusement avec ces Super-vilains concoctés par Philippe Pelaez au scénario (L’excellent Écluse) et Morgann Tanco au dessin que ça change de Pagnol. De l’humour, un trait bien géré, un soupçon caricatural, des dialogues acérés, mais ces ados sont-ils seuls au monde à avoir des pouvoirs débiles ?

Super-vilains

Le lycée après le purgatoire du collège, espoir ou désespoir ? Sandra au look The Crown se raconte en voix off. Pas la joie pour cette grande fille pas souriante sauf qu’elle a un super-pouvoir, enfin, le moyen psychique de provoquer des diarrhées immédiates chez les autres. Étonnant non ? Sa prof va en faire les frais. En plus dans la classe, elle n’est pas la seule. Une autre fille un brin en surpoids, Wilma, aurait aussi un super-pouvoir à la noix. Elle fait exploser les portables et le Wifi. Reste Hugo le boutonneux moche qui par contre emballe toutes les plus belles filles du bahut. Ce qui va intriguer Sandra car Hugo peut aussi obliger des gens à s’aimer follement. Et ça peut durer. Le trio se rassemble pour essayer de faire le bien mais convenablement. Mais un super-héros sans costume ?

Attaque en règle contre la méchanceté, le harcèlement, ils associent leurs pouvoirs le trio. Les auteurs en rajoutent des couches, font dans l’exubérance créatrice, dans le défoulement aquatique, le bulot vengeur. Place aux jeunes avec alternance de planches dessinées et textes. Les Super-vilains se comptent, se téléportent. On rebondit ferme dans cette édifiante histoire où les vengeurs masqués ont une affection particulière pour les oies. Un délire décapant à souhait.

Super-vilains, Fluide Glacial, 12,90 €

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