La Petite voleuse de la Tour Eiffel, romanesque et policier

Une suite qui n’en n’est pas une tout en reprenant le cadre, des personnages, c’est tout le charme de La Petit Voleuse de la Tour Eiffel, joli conte bienveillant qui va faire pleurer dans les chaumières. Même casting que pour Le Canonnier de la Tour Eiffel, histoire d’amour fleur bleue avec Jack Manini (qui sera au festival BD de Gisors les 11 et 12 septembre) et Hervé Richez au scénario, David Ratte au dessin accompagné de Mattéo Ratte aux couleurs. On va donc retourner aux pieds de la Dame de Fer, où sévit un voleur à la tire démoniaque que va pister un inspecteur qui aurait presque pu intégrer la Brigade du Tigre. Charmant, sympa, et un petit souffle de poésie qui fait du bien, sans violence ni vulgarité. Rare de nos jours.

La Petite voleuse de la Tour Eiffel

L’inspecteur Dormoy aime les belles cannes à pommeau. Et quand il trouve une lettre d’amour dans la poche d’un suicidé aquatique il ne se doute pas qu’elle va le mener surs le parvis de la Tour Eiffel où même les trois garants horaires du coup de canon de midi se sont faits voler leur montre. Un pickpocket rode, insaisissable qui va mettre aussi la main sur des documents dangereux pour l’avenir de la République. C’est son ami Jean-Baptiste qui prévient Dormoy du larcin dont il a été victime, le vol de sa sacoche bourrée de bien curieuses fiches. On va tendre un piège au voleur mais il est doué le chapardeur.

La Petite voleuse de la Tour Eiffel

Un mélange très bien mené d’amourette, de mise en péril des institutions, de bébés abandonnés, de voleur qui a la cape de Zorro et un joli minois. Les actes se succèdent, s’emportent dans un Paris 1900 savoureux qui donne la part belle aux petits métiers du quotidien. La série est jolie, agréable. Ratte s’est imposé graphiquement et on se plonge avec bonheur dans ce feuilleton édifiant et souriant.

La Petite Voleuse de la Tour Eiffel, Grand Angle, 15,90 €

La Petite voleuse de la Tour Eiffel