
Des destins croisés sous les cendres et la lave du Vésuve. Pompéi dans le premier tome avait mis en scène dans ce péplum sous les cendres du Vésuve, dans les belles villas romaines de Pompéi, nom de la série dont le premier tome portait le nom de l’héroïne, Assa. Rudi Miel (Godefroy) et l’historienne de l’Art Fabienne Pigière (Buonaparte) sont au scénario, Paolo Grella au dessin de cette BD historique et romanesque qui avec Victorius montre avec une redoutable précision le monde des gladiateurs, une des bases de l’empire romain. Une très bonne reconstitution historique dans des décors qui ont pu être confirmés par la ville figée sous les cendres. Des personnages parfaits dans le contexte historique. Beaucoup d’action.

Pompéi été 79 après JC. Le cirque où Victorius gladiateur est une vedette. Il épargne ses adversaires blessés. Les belles matrones romaines cherchent les faveurs des gladiateurs. Victorius refuse. La belle Luna est tombé est sous son charme et prépare des huiles de massage dont se sert Antonia à des fins très spéciales. Dans une taverne Victorius est agressé par deux hommes dont le débarrasse un autre gladiateur?. Le lendemain les deux matrones voient Victorius sortir d’un lupanar. Luna va retournber au cirque voir Victorius combattre. Combats de fauves, autruches déchiquetées par des panthères, un cavalier désarçonné par un lion auquel Victorius porte assistance malgré que ce soit un condamné à mort, et un rival Manius. Victorius rencontre Lidia son ex compagne qui s’est mariée et est enceinte. Le Vésuve commence à gronder dans l’indifférence générale. Victorius et Manius alors que Luna apporte des fioles d’huile que reconnait la gladiateur. Victorius poursuit son entraînement à la caserne des gladiateurs quand arrive Luna avec ses huiles. Elle l’invite à dîner chez Drusilla. Ballade en barque, pêche et pause dans une caverne mais Victorius repousse les avances de la jeune femme.

On sait bien qu’à un moment ou à un autre les deux tourtereaux vont convoler. La reconstitution est sans faille, de plus un cahier historique en fin d’album dit tout sur les gladiateurs. Dramatique à souhait avec le Vésuve qui dicte sa loi. Les jeux sont cruels et symbole d’une civilisation que tout oppose à la Grèce par exemple et qui finira par disparaître avec le christianisme. Passionnant et pas de temps mort.
Ponpéi, Victorius, 56 pages, Anspach, 16,50 €

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