Raconter sa vie n’est pas simple. Surtout quand on est un homme public, en particulier dans le milieu très fermé de l’édition où on vous passe à la loupe à la moindre occasion pour mieux vous pourfendre. Pierre Paquet est un peu le chevalier blanc de la BD dans laquelle il est tombé au hasard de rencontres. Il a su, avec ce caractère très singulier qui est le sien, fait de charme, de naïveté apparente, de fausse désinvolture et de persévérance, le tout panaché de talent, se faire une place de choix. Et à en agacer plus d’un. Il a donc décidé de se livrer, d’écrire un scénario, celui d’une biographie qu’il a donnée à illustrer à un inconnu, Jesús Alonso. Le titre, PDM, Paquet de merde, un jeux de mots, bien sûr. Résultat ?
Un regret, même si l’ensemble se tient, est tout à fait sincère et étonnant, sorte d’exorcisme, que le dessin de Jesus Alonso colle au récit avec un petit côté Aggie Mack, BD US des années cinquante : on aurait bien aimé en savoir un peu plus sur Paquet et la BD, ses combats, ses espoirs et ses joies. S’il a eu une vraie vie de chien. Une autre fois peut-être ?
PDM, Paquet de merde, Paquet, 19 €
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