Filles uniques, pas si mal-barrées

Elles ont toutes un problème avoué, conscient ou pas mais ce sont des Filles uniques. Rien de mieux que de s’unir pour trouver la force d’affronter une vie compliquée et injuste. Paloma a souffert, beaucoup, et va devoir se reconstruire et peut-être découvrir une vérité qui lui a été volée. Ses copines aussi ont leurs doutes, leurs souffrances et de quoi adhérer en bloc au club des Mal-barrées. BeKa au scénario (Champignac), Camille Méhu au dessin ont fait œuvre sensible, touchante et nécessaire avec des images fortes et très expressives.

Paloma

Elle n’arrête pas de changer de famille d’accueil Paloma. 15 au total. Elle débarque chez Liselotte où selon son habitude elle met le feu à la corbeille à papier. Elle boude, pas faim et sème la pagaille. Mais Liselotte est rodée. Elle passe un pacte avec Paloma. Elle a un an pour se faire une amie sinon elle la vire. Le bail va être reconduit sur quatre ans. Au collège elle va devoir assister à des séances de soutien. Elle découvre Chélonia une lycéenne qui a rusé pour faire cette réunion et la reçoit avec d’autres cas. Apolline, Céleste, Sierra et Paloma pourraient si elles le souhaitent créer le club des Mal-barrés. Paloma s’en va. Comment faire pour la faire revenir ?

Paloma

Une histoire avant tout de mises à l’écart, de souffrance qu’amitié et tendresse vont aider à réparer. Pas si simple mais ça vaut le coup. Famille en carafe, sexualité, répression sociale, incompréhension, les BéKa ont su le dire et l’écrire pour ce début de série très attachant qui met en place les filles. On n’en dit pas plus car il y a des rebondissements, des surprises et de l’émotion. Un dessin clair de Camille Méhu, un soupçon manga mais en plus sophistiqué, donne le bon ton au propos.

Filles uniques, Tome 1, Paloma, Dargaud, 19,10 €