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Deathfix, ballon rond et pognon

Ballon rond et pognon, deux mots qui vont bien ensemble. On y ajoute paris truqués, pots de vin, maffias diverses et on a Deathfix, une adaptation au format papier du premier webtoon des éditions Dupuis signé par Nix et Benus. Il va s’en passer des choses au Moscou Sporting Club. Du fric à prendre et des matches à perdre, pas sur n’importe quel score. De la dentelle pour faire monter les cotes. Ouf, c’est pas chez nous que des choses pareilles pourraient se passer. Les millions, ce sont surtout les joueurs qui les touchent pour courir derrière le ballon. Cela dit, c’est encore ballon rond et pognon.

Gus entraine l’équipe du Moscou Sporting Club. 2008 et la Coupe du Monde s’invite chez Poutine. Gus est hollandais, ex joueur vedette devenu coach à prix d’or. Dans l’ascenseur qui le conduit aux vestiaires, deux Chinois baraqués veulent lui donner un sac de dollars pour que son équipe perde le match contre Vladivostok 0 à 3. Vade rétro Satanas. Gus refuse, donne son plan d’attaque à l’équipe. Quand le patron du club lui ordonne aussi de perdre le match 0 à 3. Dans le potage, Gus mais iil fait passer la consigne sauf que le gardien ne veut pas. Question d’image. Sur la touche Gus est surveillé par un flic. Pendant ce temps le duo de comiques chinois s’invite au domicile de Gus qui perd finalement le match sur le score convenu. Chez lui Gus retrouve son amant, Gert-Jan. Les Chinois ont placé des micros et une caméra. Gus sait qu’en Russie les murs ont des oreilles. Gus avoue à son copain l’affaire du match truqué avant d’aller faire un tour dans une boite gay. Pas l’idée du siècle.

Il aura droit à tout le Gus, pris entre Chinois, Russes et chantage à la clé. La démocratie à la russe n’a pas le même charme qu’en Occident. Tout le monde en croque si l’on s’en tient à cette drôle de ballade dans l’univers du foot moscovite. Finalement, on le plaint Gus. Il n’est qu’un jouet sans défense entre les mains de puissances occultes qui le dépassent. Il va bien tenter l’entourloupe mais bon. Rigolo et aussi terrifiant car on se dit que tout peut arriver tant la violence et la force de ces maffias dépassent toute imagination. Nix, créateur de Kinky & Cosy, et Benus ont dessiné à deux ce thriller.

Deathfix, Le polar qui sent le vestiaire, Dupuis, 14,50 €

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