C’est peut-être avec le destin lui tragique de Diana, le seul vrai conte amoureux du XXe siècle. Le couple Grace Kelly et Prince Rainier de Monaco tout au long de son existence dès sa création fait rêver les foules même si le hasard ne fait pas partie de la romance. Monaco l’épopée des Grimaldi c’est aussi une saga bien cadrée mine de rien avec la bénédiction pour des raisons diverses de la France. Arnaud Delalande au scénario, Cédric Fernandez au dessin, le tour sur les conseils du maître en matière royale Stephane Bern signent un document historique qui replace les Grimaldi au sein de la grande histoire même si il s’agit d’une petit principauté en fait pas si petite que ça. Préface d’Albert de Monaco donc un album approuvé par la principauté ce qui veut tout dire.

A Cannes en 1954, Miss Kelly vedette d’Hollywood embrasse Cary Grant sous les yeux de Sir Alfred. Elle aimerait visiter Monaco qu’elle ne connait pas. Tout commence en Corse vers 300 après J.C. Un sénateur romain protège une chrétienne martyrisée. Son corps est emmené à terre à un endroit Monaco dont elle devient la patronne. En 1955 Grace Kelly est invitée à Cannes et elle très intéressée par l’histoire des Grimaldi. Le journaliste Galante de Match continue à lui raconter l’histoire de Manaco, le Moyen-Âge, Gênes et les Grimaldi dont ceux qui s’installent sur le Rocher, chassés ensuite mais qui reviendront avec l’aide de la France. On passe car en fait c’est certes intéressant mais cela arrive évidemment au Prince Régnier, une entrevue avec Grace montée de toutes pièces pour un reportage au château. Sauf que le coup de foudre lui aurait bien existé.

On a don droit en détails à toute l’histoire de la Principauté, et à la visite de Grace qui attend un prince en retard qui se fait un plaisir de lui narrer ses origines et comment il est arrivé sur le trône. Des pages dans Match, Grace laisse tomber sa carrière et on se marie le 18 avril 1956 la partie religieuse filmée en Mondovision. Un couple c’est vrai uni puis les enfants, un garçon l’héritier très raisonnable et deux filles Caroline et Stéphanie plus remuantes. Il y aura évidemment la mort tragique en voiture de Grace. La présence de Diana à ses obsèques. Monaco reste un cas d’espèce qui a su se maintenir à flots dans un monde de tempêtes. Et donner une image rassurante à un public qui y voit l’image du bonheur dont Rainier et Grace ont été les maitres d’oeuvre en assurant aussi l’indépendance de la principauté. Comme quoi un coup de pub peut se transformer en romance.
Monaco l’épopée, 64 pages, Glénat, 15,50 €

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