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Au nom de la République, service éliminateur

Il y avait déjà dans le genre le très efficace Sisco de Legrain et Benec, douze album au total chez Le Lombard. On y ajoutera la reconversion du Tueur en agent d’état par Matz et Jacamon chez Casterman, trois albums dans la nouvelle saison. Qui dit ennemis de l’état français, dit cadavres en puissance à priori, permis de tuer à la 007 donné aux agents qui sont bien sûr anonymes. Le concept est repris par Jean-Claude Bartoll (Karolus Magnus) au scénario et Gabriel Guzman (Mass Effect) avec Au Nom de la République chez Soleil. Tome 1, Mission Bosphore car on a des comptes à régler. La France s’est faite piéger par des Islamistes.

Port d’Istanbul, une équipe d’agents français dont Vulcain s’apprête à faire sauter une cargaison d’armes pour Daech. Mais c’est un piège et trois agents sont abattus. Ils faisaient partie de Gamma et leur patron sait qu’il les vengera. Des membres de l’armée syrienne libre proposent aux services français des information sur Abou Franza, un chimiste terroriste planqué sous un faux nom en Allemagne. Un certain Omar se vante auprès de son chef Mahdi d’avoir tué les Français en Turquie et récupère les armes. Abou Franza est assassiné et le Renard, un agent de Gamma qui a Le Pacha à sa tête n’est pas loin. Au Maroc, Mahdi se prépare à partir pour l’Allemagne. En France la théorie de l’élimination physique des terroristes a pris le dessus. Mahdi reforme ses réseaux dont il a été séparé à la chute de Mossoul.

On sait de suite que l’homme à abattre sera Mahdi et que le Renard va lui coller aux fesses. Mais c’est un redoutable sans pitié avec des femmes membres de la police islamique. Les Français pataugent un temps pour mieux rebondir. Lien entre le Renard et Vulcain, sentimental et professionnel car il lui avait sauvé la vie. La Présidence donne le feu vert. Un début de série musclé, des personnages qui tiennent la route, un dessin à peu près convaincant, on est dans un divertissement sur fond politique dans une actualité chaude dont la cible est à découvrir, très crédible. Avec en prime des technologies menaçantes qui ont montré leur efficacité guerrière en Ukraine.

Au Nom de la République, Tome 1, Mission Bosphore, Soleil éditions, 15, 50 €

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