Mille femmes blanches T2, le bout de la piste

Cela reste un des grands mystères de la fin du XIXe siècle aux USA, peu connu qui plus est. Comment a-t-on pu envisager cette migration volontaire ou pas après la rencontre entre Grant et Little Wolf de Mille femmes blanches ? Le président Grant aurait reçu en 1874, à Washington la proposition incroyable du chef indien d’échanger mille femmes blanches contre autant de chevaux et bisons pour favoriser l’intégration dans la nation américaine de son peuple les Cheyennes. Dans le premier tome de Mille femmes blanches avec Lylian au scénario (Melody) et Anaïs Bernabé (qui a repris Sasmira) on a aimé le dessin très soutenu, réaliste très élégant, sensuel. On a vu que ces femmes avaient été choisies dans des asiles, folles ou pas, enfermées injustement comme l’héroïne May Dodd qui est aussi la narratrice qui tient son journal. Le roman de Jim Fergus a servi de base à cette BD dont le tome 2, aux confins du monde sauvage, raconte le périple de ces femmes et leur arrivée découvrant leurs futurs époux Cheyenne pour des unions mixtes pas si incroyables que cela.

Des chariots bâchés sur la piste, des tentes, un chef de convoi sympathique le capitaine John Bourke, le départ a lieu à Fort Laramie en mai 1875. May est proche de Bourke. Qui est pourtant fiancé à Miss Bradley. Début du long voyage pour un destin incertain. May écrit dans son journal, Helen une des femmes est chasse au fusil. La météo est difficile ce qui n’empêche pas de profiter de moments de détente aux étapes. May et Bourke ont désormais une liaison officielle mais ne veut pas quitter ses amies dont Martha. Un grand totem marque le début du territoire Cheyenne et Jimmy le jeune conducteur de chariot est en fait une fille comme le découvre May. Dernier camp de l’armée, Fort Robinson sans confort et les femmes échangent sur la façon de vivre des Cheyennes, tribu nomade.

Une aventure très romantique et un futur dont on ne sait pas encore le prix alors qu’elles rencontrent enfin leurs futurs maris et deviennent des squaws. Très forte ambiance au dessin ample, précis. Des portraits attachants, des états d’âme aussi. Quel choix fera May ? Une belle saga bien dessinée, racontée avec aux couleurs Hugo Poupelin.

Mille femmes blanches, 56 pages, T2, aux confins du monde sauvage, Dargaud, 14,95 €

 

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