Marsupilami, des chasseurs à la pelle

On en était resté au Marsupilami par Nesme et Trondheim. Puis dans la série mère, Marsu Club. Batem est toujours là au dessin, Kid Toussaint et Ced au scénario et Cerise à couleur, élément important du récit. Marsupilami va t-il vivre sa dernière chasse comme l’annonce le titre ? En fait le jeu avec ce brave Marsu c’est de le mettre dans un zoo ou empaillé sur un mur. Ce qui finit un peu par lasser. Le Marsupilami c’est comme Gaston, indissociable de Spirou et Fantasio au moins pour les générations des Noël passés comme dans Scrooge. Donc ce bon Marsu va avoir à ses trousses cinq chasseurs, caricatures rigolotes, qui vont se perdre dans la jungle de Palombie. Allez retour vers le futur pour le meilleur et pour le rire.

Il se nourrit sur la bête le Marsu, les puces de tapir. Quand lui tombe sur le queue cinq parachutistes embauchés par un magnat qui en veut un à tout prix. Une ancienne de la Légion Etrangère qui ressemble à Rachida Dati, Léon un spécialiste de la faune locale, Parhavi muet et aussi souriant qu’un célèbre auteur de BD, Violette une petite fille chasseuse dans l’âme et le bien connu des lecteurs, le nullissime Bring Backalive qui, passe sa vie à pendre des baffes. Le guide sera un petit garçon Tatou pour dix jours de jungle sur la piste du Marsu. Qui en famlille ne s’en fait pas mais rapatrie quand même sa progéniture au nid. Paravi disparait et a sa propre piste, trouve un Marsu et veut en faire une brochette. Erreur fatale et dérouillée à la clé. Rire démoniaque, Houba, Houba. Direction le village des Chahutas qui a disparu. Avec son drone la très branchée Vioolette part en reconnaissance. Léon arrache des plumes de perroquet et s’ensuit de limon ce qui semble attirer le Marsu. Parhavi lance un filet, des fléchettes soporifiques et les ennuis commencent vraiment.

 

On s’amuse toujours avec cette série décontractée, sans chichis aux repères connus. C’est vrai qu’elle se destine en priorité a un public jeunesse. Devenu un héros à part entière. 36 albums au compteur donc ce qui montre sons succès éditorial, Batem et Franquin étaient complices. A suivre car le Marsu a encore de belles aventures à vivre.

Marsupilami, la dernière chasse, 56 pages, Dupuis, 13,50 €

Dédicace de Batem
Marsu de Batem lecteur du Midi Libre et publié dans ses pages en 1990. DR JLT

 

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