Le Marin Céleste, des herbes bleues mortelles

Le duo n’est pas parmi les premiers venus en BD. Rodolphe et Olivier Roman ont concocté un conte épique, rétro, uchronique, fantastique comme on les aime. Retour à Sprague, des trouvailles, des herbes bleues envahissantes, un couple formé par un brocanteur volant dans une drôle de machine et une jeune femme charmante, le tout dans un monde cependant qui a du souci à se faire. Le dessin de Roman est très accompli, plein d’humour, chaleureux, angoissant si besoin. Quant à Rodolphe on n’oublie pas qu’avec Leo il sait inventer des univers qui enchantent. Le Marin Céleste en fait partie, un album qui est très agréable, ingénieux aussi sur le fond.

 

Popeye sillonne les cieux de Sprague, avec son ballon le Nimbus, ramasse de la brocante qu’il revend à prix d’or. Propulsion solaire à deux temps, tout le confort, une sorte de Nautilus aérien. Mais un ami à terre lui suggère de ne pas aller à Pont-Minet où des herbes bleues à tentacules doigtées dévastent tout. Elles poussent à toute vitesse. Popeye arrive quand même à la ville et le président vient lui parler. Popeye est un érudit et a peut-être lu quelque chose sur ces algues. Ou pourrait larguer de son ballon des produits toxiques. Il part chez Prune qui rafistole ses trouvailles et au passage est sa compagne. Près des traces de ruines anciennes vues du ciel, il trouve un curieux coffre. Et un insecte géant qu’il sauve des herbes et va communiquer avec lui par télépathie. Chez Prune les retrouvailles sont amoureuses. Elle a peut-être des informations sur ces herbes bleues.

C’est évident que la lutte est ouverte. Mort aux herbes bleues sinon plus de vie et il va falloir que tous s’unisse pour aller au bout d’un destin précaire. Les insectes, les baron-rostres vont aussi être de la fête. De très bons décors, des personnages bien typés, sympathiques et des ambiances qui fonctionnent. Détente et plaisir, on retrouve du grand Roman au dessin. Une bonne aventure.

Le Marin céleste, 88 pages, Editions Daniel Maghen, 19 €

 

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