Labyrinthus, cendres mortelles

Une sorte de début de fin du monde plus ou moins explicable vers 2050 qui serait reliée, semble-t-il à une Lune de Mars découverte en 1877, nommée Phobos, incarnation de la peur panique sous l’Antiquité, c’est à la fois le point de départ et la mise en place de Labyrinthus, un nouveau diptyque de Christophe Bec dessiné par Fabrice Neaud. On a donc une série apocalyptique pas si SF que ça, avec une épidémie, des cendres mortelles, des aliens qui ont pris la Terre comme vivier expérimental et une équipe de durs à cuire dont un autiste génial pour aller leur flanquer une volée. Tout ça fait un thriller qui fonctionne grosso modo en particulier grâce au dessin très enlevé de Neaud.

Labyrinthus

De 1877 à 2050, en passant par quelques meurtres ou accidents spatiaux inexpliqués, l’exposition des œuvres d’un génie autiste Jacoby capable de reconstituer l’intérieur de tout objet ou lieu va être une découverte pour la belle Patricia, au look de Audrey Hepburn. Peu de temps après des pluies de cendres se mettent à tomber sur la Terre. Elles sortent de cyclones à œil rouge en suspension dans le ciel. La Terre a déjà été soumise à des catastrophes terribles et l’eau se fait rare. Les cendres sont selon le cas mortelles pour les humains. Des chasseurs US réussissent à découvrir que les cyclones sont produits en réalité par des sortes de vaisseaux venus d’ailleurs. Le cataclysme ne fait que s’accroitre et cause des millions de morts. Le Dr Hannah Shaw (qui elle a un petit air de Rossy de Palma) découvre que les cendres sont en réalité un cocktail de bactéries et que ces ET n’en sont pas à la leur première visite.

Catastrophe absolue avec ce tome 1 qui est bien argumenté, parfois un peu chargé en textes. Les références cinématographiques dont Armageddon sont sous-jacentes. Le discours sur fond d’aventure et d’action est attention planète en danger. On verra comment Bec se tire de cette démonstration aux ressorts parfois déjà utilisés dans des scénarios précédents.

Labyrinthus, Tome 1, Cendres, Glénat, 14,50 €