Hope One T2, de la Lune à la Terre

Le tome 2 de Hope One avec Fane au scénario et au story-board, Grelin au dessin. Dans le premier on avait suivi le destin désespéré d’un couple de spationautes enfermé dans une fusée, le Hope One vers 2020. Un duo qui va devoir apprendre à survivre, à faire face à des dangers énormes et surtout à vivre ensemble pour toujours. On se doutait que les réponses viendraient dans le tome 2, mais lesquelles et surtout auraient-elles un rapport avec ce huis-clos sidéral. Et c’est là où surprise, surprise car on change totalement de registre pour une variante de Fargo sur quelques plans notables. Un polar neigeux en 1971 avec une doublette de flics atypiques mais qui ont du flair confrontés à une affaire qui part dans tous les sens et qui embarque le lecteur sur des voies étonnantes.

Hope One

1971, dans un patelin enneigé du Dakota du Nord, un agent du FBI James Brimley débarque car le shériff du coin a disparu. C’est sa fille, James (il voulait un garçon) qui le remplace. La papa à étoile enquêtait sur la disparition de Eve Tozer, la belle et jeune vedette d’un film qui se tournait dans le village où se sont implantés des studios depuis des lustres. Alcoolique et désagréable, James est obligé de faire équipe avec James et de reprendre toute l’enquête. Le petit copain de James, Jamie, l’évite. Eve Tozer est une fille du pays et a été au lycée avec James mais aussi avec d’autres garçons du village. Le producteur, les techniciens, les acteurs se souviennent de la soirée pendant laquelle Eve a disparu. Aucune piste mais des rivalités bien réelles, des liaisons qui pourraient bien être des mobiles.

Des dialogues avant tout, un scénario très écrit, construit qui repose certes sur l’intrigue mais surtout sur les rapports entre le type du FBI qui est mauvais coucheur mais doué et James qui a des intuitions perspicaces. Très bon découpage aussi car en fait il n’y a pas d’action vraiment physique. On est dans du local pur et dur raison pour laquelle la relation à Fargo est évidente, shériff disparu en prime, sans pour autant, et de loin, être une copie. Un hommage sûrement. Rien à ajouter si ce n’est qu’on reste scotché à ce Hope One.

Hope One, Tome 2, Comix Buro Glénat, 15,50 €