Hope, polar noir et magique

Hope, espoir, mais pour qui ? Pour le privé qui porte ce nom et qui fait appel aux forces occultes ? Pour une Amérique des années 50 qui a vécu le pire dans le Pacifique là où la magie noire a été aussi utilisée comme arme de destruction ? Pour le jeune acteur vedette qui a disparu mais pourquoi ? Guy Adams, acteur et scénariste, a donné à Jimmy Broxton de quoi dessiner un roman noir, polar, fantastique où tout se tient et se rejoint, ouvrant le bal d’une série glauque mais terriblement indispensable.

Faut pas trop l’agacer ou lui mettre des baffes au privé Hope. Même si on est une armoire à glace car Hope joue dans la cour de la magie la plus violente. Il est flanqué d’une sorte de Dark Vador qui aurait fait un enfant à Belphégor. Invisible pour les autres que lui. En prime son propre fils a disparu et quand on l’embauche pour enquêter sur une autre disparition, celle d’un enfant vedette à la Shirley Temple, il va rapidement s’apercevoir que là aussi il y a de la magie dans l’air. Joey, plus connu sous son nom de scène Buster Ritz remplit les salles et a rendu ses parents millionnaires. C’est sa mère qui a appelé Hope. Joey aurait des pouvoirs étranges dont celui d’une séduction imparable, magique. Truands de haut vol, imprésario sans états d’âme, Hope sait qu’il va au devant des problèmes.

Hope

Une voix off, celle de Hope comme dans les vieux films noirs, Cadillac, Colt 45, le privé fait le ménage. Et la magie l’aide beaucoup. Suspense cousu main, la vérité ne fait pas dans la dentelle. Le graphisme en noir et blanc, décors rétros et ambiance mélangées, Broxton cadre Hope avec une maîtrise parfaite.

Hope, Delcourt Comics, 12,50 €