Cash Cowboys, droit dans leurs bottes

Un thriller bien droit sans ses bottes dans lequel des anciens des Forces Spéciales font des ménages. Cash Cowboys a des airs de Tarantino revisité, et c’est bien normal quand on sait que c’est un album signé par Amazing Améziane dont on avait aimé Clan. Un auteur hors normes comme ses personnages, qui écrit ses scénarios et les met en images, avec une force digne des meilleurs longs-métrages US. On va plonger avec un ex-SAS dans les méandres d’une société de protection pas très nette, armée privée indépendante. Et il va y avoir du cadavre au menu façon grandguignol.

Cash CowboysSam Hicks aurait pu être un retraité heureux, et en vie. Ce qui n’est pas une certitude quand on a été SAS, les pros des Forces Spéciales britanniques. Quand son ex-patron lui propose une mission d’infiltration dans une société Darkwater, armée privée redoutable qui trempe dans tous les coups tordus soutenue par les USA, il accepte contraint et forcé. Question des sentiments que l’on découvrira ensuite. Avec lui, parmi les Cash cowboys mercenaires qualifiés, il y a Umata, instructrice des Services israéliens, une redoutable, Travis, un ex-CIA, Piotr, ancien Spetsnaz russe et Darwin, un copain de Sam dans les SAS. Mais ils vont avoir en face d’eux un traître qui les connait bien, Ewan. Il va falloir donner des gages à Darkwater en protégeant une usine de drogue mexicaine. Ce qui ne va pas être de tout repos pour les anciens commandos recyclés.

On dépasse le simple cadre d’une bonne histoire d’action. Darkwater est une de ces armées privées qui pourraient bien, avec des moyens financiers énormes, jouer un rôle sur l’échiquier politique international. Pas si loin de la réalité. Tout est bien ficelé dans cette aventure à gros budget parsemée de personnages atypiques mais, là aussi, qui pourraient bien exister. Comment se recyclent, généralement jeunes, les anciens des Forces Spéciales ? Pas dans l’épicerie fine. Un bon bouquin, copieux et efficace.

Cash Cowboys, Le Lombard, 22,50 €

Cash Cowboys