L’Homme, Mademoiselle Caroline dit tout sur ce curieux, et irremplaçable, mammifère

Mademoiselle Caroline, spécialiste des sujets importants, bien traités, sans tabou ni trompette (oui tabou, par tambour), s’est intéressée à l’homme dans ses Carnets d’aventures ordinaires. Vaste problème car complexe, pour ne pas inaccessible voire hermétique au commun des mortelles qui ne peuvent que constater sa supériorité. L’homme est subtil, riche en promesses, pauvre en déception, le must en un mot. L’Homme est l’homme, nom d’un homme, comme aurait dit Clavel. Mademoiselle Caroline en trace un portrait tout droit issu de son blog, Le Journal d’en haut. On avait été séduit par Quitter Paris, aimé La Différence invisible, adoré être Touriste à ses côtés. Et l’Homme dans tout ça ? Miss Caroline en a fait tout un bouquin, drôlissime.

Carnets d'aventures ordinaires Bon d’abord son homme de Mademoiselle Caroline, il a la barbe et une carrure de déménageur façon rugbyman body gonflé. Il se souvient vaguement des dates importantes de leur couple. Ce qui est banal. Son sens de l’humour en présence des enfants est limite mais c’est sûrement du vécu. Idem pour ses capacités à faire des courses seul. L’homme sait aller au prioritaire, au vital. Pour lui car les autres il a des doutes sur leur existence. Il est peu aimable, ne sait pas se taire et dérape involontairement avec l’air de ne pas y toucher. Sa vision de l’amour est lucide : on se fait les dents sur les steaks et on attend le magret. Un poète, l’homme, qui quand il fait la cuisine (après chaque accouchement donc peu, on rigole), sait plaire à ses chérubins. On vous laisse deviner. Mac Do ou Burger King ?

Elle lui met une couche à son homme, la Miss. Et pas qu’au sien car on se sent quand même vachement concerné. Si ce n’est solidaire encore qu’en cherchant bien. Pour être honnête, bon, elle exagère parfois mais sur le fond… Ah oui, aussi, si tu ronflais moins on dormirait mieux, c’est du pris sur le vif. On témoigne. Il est grave quand même ce mec, sympa, gentil, mais il doit falloir se le faire. Si l’on peut dire. Reste un petit monument d’humour, de tendresse car elle l’aime son homme. Cela se voit. Il lui a même adressé un droit de réponse à la fin du bouquin. On est de tout cœur avec lui. Un joli dessin. A suivre.

Carnets d’aventures ordinaires, Tome 1, L’Homme, Delcourt, 8,95 €

L'Homme

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