Bruno Brazil ressuscité et retour aux sources

Une reprise, un retour, celui d’un héros, Bruno Brazil, que reconnaitront tous les lecteurs du journal de Tintin à la fin des années soixante. Greg et William Vance vont le faire vivre. Vance avait déjà à son palmarès Bob Morane. Brazil inaugure à sa façon le thriller noir et décalé pour l’époque. Avec Alak 6, ce sera la fin provisoire des aventures fortes et violentes de Brazil avec son commando Caïman. Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond ont ressuscité Brazil et accroché le récit là où Greg l’avait laissé. Une suite plus qu’une reprise. Très conforme à l’esprit initial de la série ce Black Program tome 1.

Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil Brazil et Gaucho sont sous le feu de truands. Ils s’en tirent mais Bruno repense à la mort de Texas et de Billy, ses amis à Madagascar. Brazil voit une psy. Quelque temps avant, Ottoman, richissime mais mais malade a été victime d’un commando de tueurs. En prison, on fait évader Rebelle ennemie de Brazil. Au WSIO, organisme de sécurité, on apprend la nouvelle à Brazil ainsi que la mort d’Ottoman. Mais il y a aussi la disparition d’un génie, Allan Wordling, à qui on a injecté des milliards de données dans son ADN. Il vaudrait mieux le retrouver. Comme en prime la vie familiale de Brazil est tendue, il y a de la rumba dans l’air.

Bruno Brazil

Beaucoup de références aux albums précédents, Rebelle, Ottoman, etc… Le commando se reforme, style Sept mercenaires. Sauf qu’ils ont tous, dans leur genre, du plomb dans l’aile ou dans la tête pour le Nomade. Classique tout ça, mais après tout on n’est pas dépaysé. Années 80, le look le montre bien. Mais il y a des surprises et de taille. Un brin rétro mais sympa ce retour.

Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil, Tome 1, Black Program, Le Lombard, 14,45 €

Black Program

2 Commentaires

  1. Inconditionnel de Bruno Brazil, j’ai eu entre les mains ce nouvel opus qui m’a quelque peu bouleversé en raison du graphisme utilisé. Ce graphisme est dans une telle rupture que cela n’incite en aucun cas à l’achat et ne laisse pas sa chance au scénario qui pourrait être dans la veine des classiques. Alors que la reprise de Bob Morane n’aurait pas trouvée son public, le graphisme était de qualité et invitait à la lecture. Pour Bruno Brazil ce n’est pas le cas, c’est carrément répulsif. Quel dommage.

    • Au contraire, j’ai trouvé ce nouvel album très agréable à lire et j’attends la suite.
      Je suis un grand fan de Bruno Brazil depuis longtemps.
      Certes, le style de dessin est forcément différent de celui de William Vance à moins de faire du copiage basique qui sentirait le faux. Je préfère de loin le style de Philippe Aymond, car au moins les personnages sont bien typés. Vance avait tendance à la fin à tous les faire se ressembler un peu comme Jean Graton avec Michel Vaillant et de moins en moins de décors.
      Là, on en a pour son argent.
      Bollée est Bollée ; il n’est pas Greg.
      En lisant cette nouvelle histoire, on sent que le scénariste aime la série, les personnages.
      Il est le digne héritier de Greg sans les envolées liriques du maître qui ne passeraient plus aujourd’hui. Je lui fait entièrement confiance pour la suite.
      Donc, pour moi c’est un réel plaisir de retrouver le commando Caïman et de voir ces personnages vivre à nouveau de nouvelles aventures.
      Comme quoi, les goûts et les couleurs…

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