Brigantus, un héros qui ne fait pas dans le détail

Un péplum dans la lignée de Gladiator pour le cinéma ou de Murena, des Aigles de Rome ou de Alix le précurseur. Et qui sort des sentiers battus même si la vengeance contre l’occupant romain en est la toile de fond accompagnée d’un guerrier costaud dont les origines sont incertaines. Enfin il y a les créateurs de Brigantus, un diptyque mouvementé, noir à la violence sanglante. Hermann et Yves H. font manœuvrer les Légions contre les Pictes et là on reconnaît si besoin était que le père et le fils ont un sacré talent quelle que soit l’époque, le Colt ou le glaive.

Banni

84 avant J.C. en Écosse, une centurie romaine fait régner la loi de l’Empire, pille les villages, tuent les récalcitrants. Et poursuit sa route. Parmi les légionnaires il y a un bleu, un nouveau que l’optio, le chef de section envoie nourrir celui que l’on surnomme le Picte, une vraie montagne taciturne. Un rat bouilli qu’il avale sous les regards incrédules des soldats. Reprise de la marche et le bleu s’interroge. Mais dans des marais les Romains tombent dans un embuscade, les Pictes au visage peint en bleu les attaquent et c’est un carnage. Le Picte se nomme Melonius Brigantus, abandonné à la naissance, recueilli par la Légion qui en a fait l’un des siens, une bête de combat qui va aider le bleu, lui montrer qu’il faut achever les blessés pas soignables même dans son camp.

Ce qui reste de la centurie va connaître les peurs de la déroute, des attaques répétées de Pictes qui les pistent. Brigantus et le bleu Aurelius se rapprochent, les autres redoutent qu’il se venge de leurs moqueries. Une longue marche et évidemment des évènements imprévus que le tome 2 va rebattre. Une très bonne écriture, des paysages, des trognes et une vision sombre de Rome pour les débuts des Hermann dans le péplum guerrier. Avec un Picte Brigantus héros d’exception qui assure la voix off du récit.

Brigantus, Tome 1, Banni, Le Lombard, 15,95 €

Brigantus

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