Dans sa collection Héros de Guerre, après Albert Roche en 1914 de Hervieux et Stalner, Grand Angle consacre un album à celui qui a été l’un des soldats US le plus décoré de la seconde guerre mondiale. Audie Murphy est au moins pour les générations d’après guerre une référence. Car en plus de son côté de GI’s adulé il a été aussi une vedette d’Hollywood jouant son propre rôle ou même dans des westerns. Murphy n’avait rien d’un John Wayne héros de pellicule fort en gueule. Petit, mince il avait l’amour de son pays chevillé au corps et un coup de fusil redoutable. Philippe Pelaez a raconté son parcours hors normes et Olivier Frasier est au dessin, Raphaël Bauduin est aux couleurs. Un hommage mérité pour un homme qui ne s’est jamais pris pour un héros.


Après la guerre Audi Murphy se pose des question sur son rôle, sur ses copains morts, ses rôles sur grand écran don il n’est pas fier. Il se souvient de Pearl Harbor, il est mineur, petit et ne peut intégrer les Marines. Qu’il grandisse d’abord. Il veut ressemble à Gary Cooper qui joue le rôle d’un autre héros, le Sergent York en 14. Il sait qu’il peut être tireur d’élire, tente les paras et finit dans l’infanterie. Au centre d’entrainement il montre malgré son gabarit une condition physique remarquable et une aptitude au tir parfaite. Il a tout d’un gamin. Direction Casablanca en 1943, Rabat et il ne sait rien de la guerre. Débarquement en Sicile et Murphy n’a pas d’états d’âme, de l’indifférence pour ses cibles. Il est promu, veut rester au front. L’Italie ensuite et Murphy détruit des nids de mitrailleuses, abat les servants. Issu d’un milieu défavorisé, il a fait tous le petits jobs. Au front il fait des prisonniers, ajoute des Allemands à son palmarès. Murphy fait sa guerre, devient sergent. Les pertes US sont énormes. Et il détruit un Panzer. Blessé, amoureux d’une infirmière, il débarque en Provence et la saga continue.

Il va continuer, accumuler les médailles. Il est le seul officier survivant de sa compagnie qui compte plus que 40 hommes sur 130. Et tire sur ses cible, sniper qui passe ensuite à la mitrailleuse. Le cinéma et il culpabilise d’avoir survécu, un syndrome fréquent. Il meurt dans un accident d’avion lui qui a survécu au pire des conflits toujours en première ligne. Il obtint notamment la Medal of Honor pour avoir, à 19 ans, bloqué seul et pendant une heure l’assaut de toute une compagnie allemande à Holtzwihr, dans la poche de Colmar en , puis mené une contre-attaque tout en étant blessé. Un cas Murphy qui en prime quand on voit ses films aurait pu avoir une carrière au cinéma encore plus riche si la mort ne l’avait pas rattrapé à 46 ans.
Héros de guerre, Audie Murphy, 64 pages, Grand Angle, 16,90 €

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