Mudlarks, le jeune Dickens à ses débuts

Et d’où venait l’auteur de Un Chant de Noël, de Monsieur Pickwick, de David Copperfield ? Charles Dickens a vécu dans le Londres du XIXe siècle, pauvre et a travaillé à l’usine. Dans Mudlarks (enfants travailleurs de la boue) c’est son apprentissage de futur grand écrivain que Philippe Charlot (Johnny Clem) au scénario et Emmanuel Cassier (Albert Khan) au dessin racontent comme finalement un conte tel que Dickens aurait pu l’écrire. On a adoré cette balade aux côtés de Charles Dickens. 

Londres en 1824, Oliver a un père qui l’oblige à voler et très vite le conflit éclate. Plus tard alors qu’il prend déjà des notes une bande de gamins repère des oignons qui flottent sur l’eau. Oliver les aide mais se cache quand son père apparait. Les gamins parlent de leurs parents ce qui fait fuir l’homme. Ce sont des Mudlarks quand pass une noyée dans la Tamise alors que quelqu’un s’enfuit sur le pont. Un des enfants travaille dans la manufacture de cirage, Charles. Il y a aussi David et Amy sa soeur qui ont fugué. Oliver gagne sa vie en ramassant ce qui tombe des bateaux. Charles se présente et se dit écrivain. Il leur lit un extrait d’un de ses romans. Mais Oliver trouve ça nul et lui raconte sa propre vie. Charles va voir ses parents à Marshalsea, une prison pour dettes. sa mère n’est pas aimante et lise tout sur sa soeur qui est artiste. Elle affirme à Charles que jamais il ne reprendra ses études, qu’il est un petit bourgeois sans le sou. Son père lui donne un médaillon avec le portrait de sa mère pour qu’il le vende afin de payer les 40 livres qu’il doit. Oliver et Dickens doivent compter l’un sur l’autre. Charles apprend que la noyée n’a pas été identifiée. Oliver lui affirme que si il veut raconter des aventures il faut en vivre, les provoquer.

Un mystérieux médaillon, le frère te petite fille, Oliver (à coup sûr Oliver Twist), des lettres à l’encre invisible et Charles qui tente comme il peut de s’en tirer. La noyée à ne pas oublier, et bientôt une occasion en or, cet album est dans la lignée de l’oeuvre de Dickens dont généralement on ignore la jeunesse. Le dessin est bien posé comme aussi le texte, la trame de l’histoire. A une époque ancienne où la TV était encore intelligente le réalisateur Claude Santelli avait entre autres adapté des Dickens au petit écran dont Pickwick, un chef d’oeuvre mais oublié aujourd’hui.

Mudlarks, Charles Dickens apprenti écrivain, 64 pages, Grand Angle, 16,90€

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