Wild West T2, Calamity et Hickok chevauchent sur la même piste sauvage

Il fallait bien que leurs chemins, leurs pistes se recoupent à nouveau. Calamity Jane avait été le personnage principal, le point de départ, du premier tome de Wild West signé par un Thierry Gloris très inspiré et surtout dans le ton de ce que l’on peut espérer d’un western à trame plus ou moins historique avec des héros légendaires. Wild Bill Hickok est de retour dans la partie comme on pouvait le penser. Un duo qui va faire revivre les pires et grands moments d’un Ouest sauvage dans lequel les Blancs n’ont pas eu le beau rôle et de loin. Jacques Lamontagne est aux crayons avec un vrai souci de l’authenticité, des décors et de la dureté d’un nouveau monde d’une violence mortelle et sans pitié.

A Omaha, Wild Bill Hickok poursuit sa traque. Il recherche les tueurs d’une famille qu’il a juré de venger. Sa cible c’est Bart O’Malley contremaître d’un chantier ferroviaire. Trois gardes du corps ont la mauvaise idée de l’agacer. Et O’Malley, lui qui porte un serpent tatoué sur la poitrine d’où son surnom de Snake, de tenter de le tuer. Mais avant de le livrer à la justice il faut qu’il parle et donne le nom de son complice. Non loin patrouillent les cavaliers US. Parmi eux, déguisé en garçon, Martha Jane. A Springfield, Snake est pendu devant la jeune survivante de ses meurtres. Les Tuniques Bleues découvrent des troupeaux de bisons massacrés ce qui risque de déclencher une guerre indienne. Le colonel Custer envoie le groupe du lieutenant Winston vers Fort Phil Kearny pour le renforcer. Les soldats sont attaqués, massacrés mais un Indien découvre que Martha Jane est une femme et la capture.

Wild West

Voilà la base de ce tome 2 et on comprend bien vite que ce sont les expériences de Martha Jane au sein de la tribu qui sont primordiales tout en gardant en parallèle l’enquête de Hickok obligé à son tour de revenir comme guide dans l’armée. Gloris fait plus qu’aborder le mépris, la haine des Indiens par les Blancs, leur massacre tout en en donnant un aperçu social et humain passionnant. Ce n’est pas fini évidemment. Deux autres albums, la seconde paire, sont prévus de ce très bon western.

Wild West, Tome 2, Wild Bill, Dupuis, 14,50 €