I.R.$ T15, un diptyque collé à l’actualité

En Irak, les stocks d’armes des forces américaines ont une nette tendance à se faire la malle. En 2005 les Américains s’en aperçoivent quand ils comptent celles qu’ils doivent transférer aux Irakiens. Une nouvelle affaire avec des ramifications de nos jours pour Larry B. Max et l’I.R.$ au moment ou Larry pensait avoir le droit de consacrer un peu de temps à sa vie privée et épouser Angela.

I.R.$Larry a du répondant et des amies efficaces. Avec une des ses copines, Laroya, il met la main sur l’intermédiaire qui détourne les armes de l’armée US. Et il en obtient les noms de ses autres complices dont un certain Richards. Erreur car Richards est intouchable. Ordre venu de haut. Larry va quand même décider d’aller plus loin dans son enquête et s’aperçoit que Richards est un personnage à visages multiples. Max va devoir revenir à L.A. où l’a attiré Laroya kidnappée par ceux que ses recherches dérangent. Il tombe sur une vieille connaissance, Silicia, et la piste remonte à un sénateur tout puissant.

Une première partie d’un diptyque collé à l’actualité. C’est l’une des spécialités de Stephen Desberg qui connaît bien les sujets qui touchent à l’international. Pourquoi les USA sont-ils intervenus en Irak ? Armes contre concessions ? Ou autre ? Desberg donne à son héros des clés qu’il met en scène sous le crayon de Bernard Vrancken. Le duo, non le trio si l’on compte Larry Max, a fait d’I.R.$ une série brûlante et passionnante. Ce tome 15 en est encore une preuve.

I.R.$, Tome 15, Plus-values sur la mort, Le Lombard, 12 €

Plus-values sur la mort