Max Les années vingt T2, à nous deux Paris

On l’attendait ce tome 2 de Max Les Années 20 tant le premier avait été flamboyant, adaptation du roman de Pérez-Reverte, Le Tango de la Vieille Garde, et qui retrace la jeunesse du héros. C’est avec du retard qu’on revient sur ce titre peut-être encore plus achevé que Le Silence après le tango. Escale à Marseille puis Paris pour Max mais qui trainent derrière lui une casserole dangereuse. Rubén del Rincón, Salva Rubio au scénario et en arrière plan Pérez-Reverte, que demander de plus. De la littérature pure, le talent des deux auteurs, un héros hors normes qui danse comme un dieu et s’embarque à nouveau dans une aventure incroyable, Max va faire des pas de Fox-trot sur une tombe, et pas n’importe laquelle. Avec le Montparnasse de Picasso, Foujita, Cocteau pour décor.

Max les Années 20Boske a récupéré Max inconscient à son arrivée à Marseille. Elle l’a soigné et maintenant il voudrait partir, sans un mot. Boske la Hongroise a un corps d’athlète et en vit à l’occasion. Fantasmes, passé inventé, Boske rêve éveillée. Son but, réussir à Paris. La danse peut être le moyen. Folle, incontrôlable et géniale, Max a compris qu’elle est aussi sa chance. A condition qu’il ne tombe pas amoureux d’elle. Devenu en apparence un couple de riches ,jeunes gens, ils prennent sur leur coupe deux Américains qu’ils vont tenter de plumer. C’est fait et avec bijoux, argent volé, voiture, c’est Paris mais une halte à Deauville va mettre un frein à l’échappée qui pourtant se termine sur les berges de la Seine. Montparnasse, La Rotonde, La Closerie des Lilas, c’est la fête et une proposition pour le moins curieuse pour le couple.

Et c’est là où on va ressentir vraiment toute la force du scénario. Boske et Max sont unis à jamais. Leur défi va être à la hauteur de leur folie, perchés sur le sommet de la Tour Eiffel, rejoints par ceux qui traquent Max depuis Barcelone. Il y a en plus le poids des sentiments, la passion qui va souder les amants. Une vision à ne pas manquer par Del Rincón de Max et Boske sur les toits de Paris, et puis le coup qu’ils vont tenter d’accomplir. Une vraie réussite, d’une très grande richesse picturale, graphique, aux traits élancés, bouillonnants de vie. Alors, fini Max ? Ce serait une erreur tant le personnage est riche. Les auteurs semblent partants. Reste l’éditeur qui, on le souhaite, permettra la suite du cycle.

Max les Années 20, Tome 2, Fox-trot sur une tombe, Éditions du Long Bec, 16,50 €

Fox-trot sur une tombe