Urbex, astucieusement fantastique

Maison hantée, paire de fantômettes et duo qui flirte avec l’exploration de lieux abandonnés, Urbex est le dernier bébé de deux poids-lourds à la réputation de talent bien établie. Vincent Dugomier a pour l’instant fait des infidélités à ses Enfants de la Résistance et Clarke reste dans le suspense saupoudré de fantastique. Urbex, c’est l’art d’aller découvrir les endroits les plus flippants possibles. Un jeu qui a ses adeptes mais des fois il peut y avoir des surprises à la taille de l’angoisse inconsciemment recherchée. Du bien travaillé dans toute la gamme de frissons possibles sur un dessin de Clarke qui assure dans le style.

Villa Pandora

Julie et Alex sont entrés dans la villa Pandora pour leur partie de Urbex. Un baraque Art-déco où leur apparaissent deux petites filles, deux jumelles qui chantonnent. Alex a la trouille et s’échappe avec un rapidité étonnante avec Julie. Les gamines comprennent qu’on les a retrouvées. Alex se renseigne sur la villa mais elle aurait été démolie il y a cinq ans. Alors comment ont-ils pu y entrer ? Dans le même collège les deux ados se concertent alors que Alex prépare avec des copains un concert de métal. Pourtant il retourne à la villa avec Julie. La maison existe bien pour eux. Les deux jumelles les surveillent. Par une porte inconnue ils se retrouvent dans un repas de famille où un petit garçon semble apeuré. Ils sont de plus en plus convaincus d’avoir des pouvoirs paranormaux.

Dugomier manie l’angoisse en virtuose, en finesse. La peur grandit et des personnages terrifiants se mettent en place mais imaginaires ou bien réels ? Julie et Alex ont leurs propres problèmes familiaux, la tension va monter et leurs visions s’amplifier. Le point fort de cet Urbex est de mélanger les genres, apporter sa dose d’émotion, de relier les héros par leur propre vie aux anomalies qu’ils rencontrent. La danse surnaturelle a le bon rythme. Dugomier et Clarke ont signé un puzzle où tout en fait ne pourrait bien faire qu’un.

Urbex, Tome 1, Villa Pandora, Le Lombard, 12,45 €