Une adaptation, celle de L’Aventurier roman inachevé d’Arthur Schnitzler (1862-1931) qu’Andrea Settimo et Alessandro Tota ont pris en mains et évidemment terminé, donné une chute et d’après les notes laissées par l’écrivain. Anselmo a des débuts difficiles dans la vie, joue du luth, est un bretteur redoutable à l’épée et se moque un peu de son avenir. Il va vite comprendre que le ciel ne l’aidera pas si il ne s’aide pas lui-même. La mort non plus dans cette histoire pimentée de fantastique à travers le personnage de Geronte voyant mortifère. Il est pris au piège l’amoureux dont le destin va en prendre un coup tout au long de ces 184 pages au trait à la fois délicat, fort et aux couleurs bien placées.
On voyage entre Corneille et la Commedia dell’arte. Drame avant tout, malédiction, des ambiances peaufinées, inventives, artistiques. L’ombre mortelle de Géronte père de Lucrezia plane on le verra. Ensuite on se mélange un peu dans de nombreux détails, interventions diverse. Désespoir, amour et peu de fantaisie, beaucoup de philosophie. Le héros défie la mort, Géronte, joue sa vie au quotidien. Compliqué quand même cette quête au demeurant superbement illustrée.
L’Aventurier, Treize étrange Glénat, 25 €
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