Success Story, la mystérieuse Suzie

Un couple improbable de détectives en recherche d’héritiers inconnus dans des successions compliquées, ce sont les héros de Success Storey. Jeanne et Angelo sont « généalogistes successoraux »et il va leur falloir enquêter sur la vie complexe de Suzy Godart, une comédie de Fabien Grolleau (Tsar Bomba) et Nico Cado (Highlands games) sur fond d’Occupation, de spoliation de biens. Pas très simple mais le sujet en lui-même ne l’est pas. Le duo dissemblable va pourtant bien se débrouiller. Un album que l’on avait un peu oublié. 

Qu’est ce qu’un généalogiste successoral ? C’est l’ouverture de l’album qui en donne les bases. Les notaires font appel à eux pour démêler, retrouver des héritiers inconnus. Angelo flanqué de Jeanne sa compagne va être mandaté par Maître Kramard pour visiter une appartement fermé depuis 1942. Madame veuve Suzanne Godard, Suzie, vient de mourir, rien de bien spécial hormis un appartement non déclaré. Un inventaire à faire et qui va permettre de découvrir entre autres un tableau de Warowsky qui montre une petite fille sur le dos d’un ours. Une rareté si il est vrai que l’on croyait volé par les Allemands. Et en prime une soupente cachée sous les toits où on trouve une photo de Suzie jeune. Au sol il y a une trappe dans laquelle il y a un petit coffret. Suzie Godard a eu de nombreuses vies, a fui devant des loups, sauvée par un ours comme sur le tableau. On embauche Laura pour aider à passer au numérique Angelo plus très jeune. Le notaire est persuade que le tableau est un faux. Angelo et Jeanne partent dans les Cévennes sur le traces des héritiers connus, les tombes et trouvent Hélène Godard fille de Suzie qui en 1942 se cache. Elle tombe sur Jeannot et l’épouse. Ils montent une épicerie. Il faut rassembler tous les héritiers car dans le coffret il y a des papiers ukrainiens de 1938. Une Anna qui ressemble à Susie mariée au peintre Warowsky. Elle était juive et a changé de nom.

Les pistes vont se croiser et il faudra tout le talent du duo pour arriver à les démêler. On ira de Venise à l’Ukraine en passant par le Canada et les 4000 marches qui montent au sommet du Mont Aigoual dans les Cévennes depuis Valleraugue. On a un peu de mal à suivre parfois car cette succession est complexe. Il y a des clés, de l’émotion et le rappel de ce que fut la guerre, la déportation. Bien ficelé quand même.

Success Story, 120 pages, Delcourt, 19,99 €

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