Petit Vampire, un bien agréable retour

Le retour d’un des plus séduisants, attachants personnages né de l’imagination de Joann Sfar. Petit Vampire est revenu et on va savoir enfin comment il est devenu qui il est et pourquoi. Sfar n’a pas voulu se lancer dans une suite mais dans une explication narrative et historique, temporelle des origines et du destin de Petit Vampire et de sa maman. Ces nouvelles aventures que Sfar a écrites avec Sandrina Jardel, qu’il a dessinées et que Brigitte Findakly a mises en couleur sont une ouverture bien tournée, souriante, qui permet aussi de raccrocher si besoin aux autres albums de ce Petit Vampire qui nous avait laissé un peu seul, sans nouvelles, depuis dix ans. Alors sans en dire (beaucoup) plus, il faut partir à la découverte de Pandora et de son fils en grand danger. Sortie le 10 mai.

Petit VampirePersonne ne vous sauvera a dit le prince. Pandora va pourtant appeler à l’aide et le capitaine des Morts, chef pirate des spectres de la nuit vont les enlever dans les air. Mais il y aura un prix à payer. Qui pose les pieds sur le vaisseau fantôme devient un membre de l’équipage et se transforme. Petit Vampire est né. Sa maman est désormais la compagne aimante et aimée du capitaine. A lui les aventures mais le prince s’est vendu au dieu du néant. Devenu le gibbous à tête de croissant de lune il poursuit le capitaine et Pandora. Pour sa protection, Petit Vampire se retrouve enfermé dans une vieille maison avec son chien Fantomate et toute une bande de monstres rigolos. Il n’a que le ciné-club, un vrai cirque, et des films d’horreur. Petit Vampire veut aller à l’école mais il risque de semer la panique. Marguerite lui offre du caca, ça fait toujours plaisir. Petit Vampire et Fantomate s’échappent. Ils trouvent une école et vont aider Michel, pas très doué, à faire ses maths. A la vie, à la mort, Michel qui est orphelin et Petit Vampire sont copains. Mais maman Pandora a des doutes. Et le Gibbous n’est pas loin.

Le serment des pirates

On se fait embarquer par Petit Vampire, sa poésie enfantine, sa détermination et sa joie de vivre même mort-mort. On a envie de lire les textes des cases à haute voix et de raconter l’histoire à un enfant comme un conte féérique qui ferait un peu peur mais charmant, le ferait sourire. Sfar a bien fait de redonner vie à Petit Vampire. De l’émotion, de l’humour et de la tendresse, on est une fois de plus conquis par la puissance évocatrice de Sfar.

Petit Vampire, T1 Le serment des pirates, Rue de Sèvres, 13 €