C’est Pierre Arditi qui, sur le petit écran, a donné vie au héros des romans de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen. Benjamin Cooker, œnologue détective, dans Le Sang de la Vigne est passé aux bulles, pas de Champagne, et aux cases de la BD. Corbeyran en a maîtrisé l’adaptation et Sandro le dessin qui méritera encore un peu plus de décontraction dans les visages.
Pas évident du tout de mettre en scène le milieu assez fermé du vin et des grands domaines viticoles. Corbeyran colle bien à l’ambiance des romans et de la série TV. Humour, personnages décalés, collaborateurs sympas de Cooker comme Virgile, et surtout, le vin. Comment rester insensible aux noms cités, aux étiquettes entrevues, au rêve et au bonheur que suscite le bon vin ? Le Sang de la Vigne a trouvé la bonne alchimie, le bon assemblage des cépages. Reste seulement à Sandro à peaufiner son dessin un peu trop figé encore dans ce premier tome.
Le Sang de la Vigne, Tome 1, Mission à Haut-Brion, Glénat, 13,90 €
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