
Hervé Bourhis continue ses portraits des Beatles. Après Paul McCartney c’est au tour de Ringo Starr, le batteur le plus connu de l’histoire de la musique. Mais qui a toujours été un peu le parent pauvre parmi les quatre garçons dans le vent. Pourtant sans lui qui n’était pas là au départ est-ce que le son des Beatles eut été le même ? Pas sûr. C’est ce que Bourhis veut démontrer en la qualifiant d’âme des Beatles. Une excellente biographie comme toujours avec cet auteur, dessin et texte.

Journée funeste en ce mois d’octobre 1969. Après le succès du disque Abbey Road, Lennon décide de jouer cavalier seul. En 1968 Ringo a voulu déjà prendre ses distances et aller en août faire un tour en Sardaigne. Le vrai nom de Ringo c’est Richard Starkey. Il quitte les Beatles. Maureen est son épouse. Ringo est un allergique chronique. En 1947 à Liverpool, enfant malade on le pense perdu. Péritonite mais il guérit. Il est né en juillet 1940, pas vraiment une année phare pour les Anglais. Il se souvient peu de son père parti. Il vit avec sa mère dans une certaine pauvreté. 1951 il va au collège. Il attrape la tuberculose, part en sanatorium et découvre la batterie. Pour la vie. Sa mère se remarie, il passe par de petits boulots. Il dit avoir été le seul Beatle à avoir travaillé. Bill Haley et le film Rock Around the Clock le bouleverse et il cherche tous les diques du même genre. Il essaye l’accordéon, la mandoline, l’harmonica et enfin se fabrique de bric et de broc une batterie puis il en achète une d’occasion. Il manque mal tourner et se fait agresser par des Teddy Boys, voyous bien fringués rétro. Le leader d’un groupe Eddie Clayton veut le recruter. Il joue au Cavern Club copie anglaise du club parisien Le Caveau de la Huchette. Puis avec Alan Cadwell. On joue du Vince Taylor et ils se font virer du Cavern qui les reprend devant leur succès. Il choisit le prénom de Ringo par ce qu’il aime les western. Paul, George le connaissent mais sont plus jeunes. Ils le voient sur scène. Ringo décide de se consacrer à la musique avec les Hurricanes. A Hambourg les Beatles ont un batteur Pete Best. Les Hurricanes y sont aussi. Ringo emprunte un soir la place de Best à la batterie. Et la légende peut commence avec Paul et John.

On avait 17 ans, année du bac, quand les Beatles se sont séparés. Let it be. Depuis des années on les avaient mis sure un piédestal. Avec Otis Redding. Les Stone on ne les supportait pas. Comme d’ailleurs souvent leurs fans ne supportaient pas les Beatles jugés trop mièvres. Le double album blanc avait été un coup de coeur, encore aujourd’hui. Ringo Starr malgré une belle carrière solo reste avant tout un Beatle. On redécouvre le rôle de Brian Epstein l’imprésario clé de leur aventure. C’est lui qui ira chercher Ringo qui se fond dans le moule. Les trois Beatles seront à jamais ses trois frères et Ringo le plus sympa de la bande. Une jeunesse sous le signe des quatre.
Ringo l’âme des Beatles, 88 pages, Casterman, 22 €

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