Il a beaucoup déjà donné ce brave Ringo dans les westerns de série B pendant les années 60. Tournages italoespagnol on n’en garde pas un souvenir impérissable mais c’est vrai que tous les réalisateurs voulaient faire du Leone. Il y a eu aussi Django dont le seul génial a été celui de Tarantino. Et donc voilà que Ringo reprend du service avec Corbeyran au scénario et Surzhenko au dessin en rupture de Thorgal. Cette fois le cow-boy pas si solitaire est convoyeur de la Wells Fargo sous le nom de Ray Ringo. Il voudrait raccrocher mais bon, c’est pas simple la vie dans le Wild West.

Les diligences, leur courrier, leur or sont des proies faciles. Lors d’une attaque Lean est blessée. A New York Ray Ringo va donner sa démission de convoyeur à la Wells Fargo. Le train est devenu un concurrent redoutable et pour faire des économies la Wells réduit la protection. Gus son patron veut quand même qu’il accomplisse une dernière mission, protéger un passager, le secrétaire d’état Orion Clemens et son frère caricaturiste (il prend Ringo pour Lucky Luke) qui partent à le recherche d’une mine d’argent. Ringo apprend que Lean qu’il doit épouser a été blessée et est Independence Rock, un patelin où doit passer la diligence. Ringo part avec le jeune Jerry qui veut travailler comme cocher pour la Wells. A Rapid City Ringo récupère ses passagers. Jerry conduit la diligence. Sur la route ils tombent sur un relais de poste dévasté et le personnel abattu sauf un homme caché dans un puits. Lean, elle, a été kidnappée.

Il y a toujours le détail qui permet au courageux justicier de remonter la piste du méchant et de ses sbires. On y ajoute les Mormons tordus et les gaffes de ce brave Ringo, faut bien que l’action dure un peu. On n’a pas lésiné sur les décors ce qui est bien le moins pour un western. Le tout est très classique. Surzhenko assure très professionnellement au dessin. Au fait, un type qui est dans un puits et se jette sur une gourde d’eau en sortant c’est curieux. On en reste à ce tome 1 qui ne finit pas. Mais où elle est passée Lean ? A suivre.
Ray Ringo, T1 la porte du diable, 56 pages, Le Lombard, 15,95 €

Articles similaires
Ils ont leurs faiblesses les super-héros et ils peuvent se retrouver à la retraite anticipée.…
Le monde créé par Darko Macan (Marshal Bass) et de Igor Kordey (L'Histoire Secrète) dans…
Hope, espoir, mais pour qui ? Pour le privé qui porte ce nom et qui…
Un taulard qui loupe son évasion et à qui on propose une mission tordue, un…
Il est sans conteste l’un des plus grands acteurs contemporains. On aime ou pas Gérard…
Des vampires certes mais revisités par Corbeyran au scénario et Alex Shibao au dessin. Exsangue…
Un western qui dénote, commence en version classique et se rapproche ensuite de Frankenstein. Avec…
Des sphères qui ont apparu dans l'espace et se sont perdues dans une grande tâche…