Hervé Bourhis signe une étonnante, passionnante, rétrospective des locataires de la Maison Blanche, de tous les présidents américains depuis le 4 juillet 1776 à aujourd’hui. Autant dire que c’est certes America first mais aussi l’histoire mondiale que Bourhis, comme il sait si bien le faire, a mis en cases, pages, images, textes. Des relations de causes à effets. A quelques semaines, si ce n’est jours, de la prochaine élection présidentielle on a une vision parfaite du sujet, siècle après siècle. On en apprend de toutes les couleurs si l’on peur dire, enfin presque. On peut aussi constater que dans le lot, Donald tient la rampe dans toutes les catégories, ce qui n’est pas peu dire vu l’échantillonnage. Hors concours le Trump mais qui ressemble en fait à l’Amérique d’aujourd’hui dont on aurait dû distinguer les premiers signes de dérapages au début des années 2000.
Georges Washington va ouvrir le bal en 1789. On a la révolution qu’on peut et l’américaine sera grande et forte. Un père fondateur des États-Unis et c’est en 1792 qu’on commence à bâtir la Maison Blanche. Adams enchaîne et Washington devient la capitale (non ce n’est pas New York). On signalera Jefferson adversaire de la traite des Noirs tout en ayant de nombreux esclaves. Au passage il achète la Louisiane (lire le dernier Lucky Luke). Et il est ambassadeur en France avec un penchant certain pour le bon vin tout en assistant à la prise de la Bastille. Sacrés Français. Madison, non pas la danse, la Maison Blanche en flammes en 1814, les guerres indiennes commencent. Monroe sera le président des années bonheur et vire dans des réserves les Indiens.
On ne va pas tous les citer. Il y en a comme Van Buren joyeusement inconnus. Idem pour Polk, par le public français. Évidemment Lincoln, Grant, Garfield assassiné lui aussi, Roosevelt (Théodore) élu à 42 ans qui s’est battu à Cuba, Wilson et la guerre de 14 qu’il évite mais jusqu’en 1917, Roosevelt Franklin qui truste les mandats, paralysé meurt sans connaitre la fin de la seconde guerre mondiale. Allez on passe sur Kennedy, la mort de John et de Bob. La guerre du Vietnam et une Amérique qui réagit. D’où vient le bureau Resolute desk dans le Bureau ovale sous lequel jouait John-John ? Les Bush, Obama et l’Irak, l’Afghanistan. Allez, finalement le bilan est mitigé. On y ajoute la Covid et c’est le panorama d’un pays qui sort des pages, des destins incroyables pour un pays qui souvent l’est aussi.
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