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Presidio, pas de chance pour le looser

Un road trip comme on dit d’après le roman de Randy Kennedy, Presidio a été adapté et scénarisé par Simon Treins (Randolph Carter). Guiu Vilanova est au dessin, Bertrand Denoulet aux couleurs. Un type qui se cherche, se moque d’à peu près tout et décide de revenir là où il a grandi. Erreur mais il fallait bien une histoire mais ce n’est peut-être pas ce à quoi il s’attendait. Du lourd sans concession ni état d’âme sur un dessin qui embarque.

Troy Alan Falconer, en voix off raconte sa vie. Il aime partir à l’aube de son motel, le look western, les grosses berlines mais à conditions qu’il les ai volées. Comme les affaires d’autres clients. Un mode de vie afin de ne pas avoir envie de garder les choses, de les posséder. Il tombe sur un type encore plus parano que lui qui évite de laisser la moindre trace. Troy lui est comme les pionniers, il va de l’avant, ne loupe jamais une occasion et va rejoindre son frère que sa femme a abandonné. Retour au Texas à New Cova où il y a une usine de coton. Au cimetière il tombe sur la tombe de son frère  Harlan faite au cas où. La maison familiale n’a pas changé. Il fait le plein et se renseigne sur son père qui est mort et sur Harlan qui s’occupe d’une tour radio. Il l’y retrouve. Il vit dans un studio entouré de forage de pétrole. Et lui raconte comment Betty sa femme s’est tirée avec son fric. Il a un  chien qui le colle, Beau Jack. Les deux frères partent dans un pick-up qui tombe en panne. Troy vole le véhicule d’une famille qui fait une pause. Sauf qu’il n’a pas vérifié si il était vide. Sur le siège arrière il y a une petite fille Martha.

Les ennuis commencent car Martha vit une sale histoire dans un monde de tarés, d’escrocs. On la recherche car son père l’a enlevée. Récupérée par sa tante, désormais elle va leur pourrir la vie. Du noir sans espoir dans la pure lignée des polars US du genre. Une teigne la gosse pour leur malheur. On est pris par cet album dont one ne peut anticiper les rebondissements. Le dessin assure, un bon découpage et des sueurs froides garanties.

Presidio, 64 pages, Delcourt, 15,50 €

 

 

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