Il n’y a que l’embarras du choix. En consacrant un album aux Assassins, psychopathes célèbres, Jeff Pourquié et Théa Rojzman ont mélangé un joli échantillonnage de cas douteux. Si Adolf figure dans la partition, idem pour Jack l’éventreur voire Charles Manson, on connaît moins Belle Gunness ou la gamine Mary Bell, un cas douteux précoce. Chaque histoire est vue par l’œil ou les yeux de monsieur et madame Toulemonde sous forme d’histoires courtes. Du politique véreux au prêtre exorciste en passant par un numérologue de province, des narrateurs vainqueurs. D’accord mais ensuite l’humour noir fait le reste car on n’est pas chez les Bisounours. Et de loin.
On passe sur Hitler, grand moment d’horreur connue et de décalage graphique comme scénaristique. Gaspard, intermittent du spectacle, fait avec lui dans le stand-up pédagogique. Avec Adolf c’est pas gagné. Final avec Marry Bell dont on ne dira rien. Chut. Horrifique et méconnu. L’humour sauve le pire. C’est encore une fois vrai. On s’interroge sur la violence ordinaire de gens qui le sont aussi ordinaires. Le dessin de Pourquié est insistant, fin et enlevé. Le tout dénote et fait mouche.
Assassins, les psychopathes célèbres, Fluide Glacial, 16,90 €
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