
Dans le premier tome on retrouve l’un des personnages et pontifes, Pie XII les plus critiqué pour son absence de prise de position face au nazisme, au fascisme à Rome entre autres. Un rappel du premier volume: Paris, 12 décembre 1963. Rachel, une jeune femme de 21 ans, assiste à une pièce de théâtre : « Le Vicaire ». Elle est juive et née en 1942. Sa mère et elle ont échappé à une rafle mais tous les autres membres de sa famille furent déportés et assassinés par les nazis. Or, la pièce présente un pape Pie XII complice implicite de l’horreur en n’opposant pas de résistance ni de condamnation claire alors qu’il avait, semble-t-il, connaissance de ce qu’il se passait. La représentation est interrompue par des extrémistes catholiques vociférant leur colère contre la pièce : « sacrilège », « caricature », « interdiction » et même un terrifiant « sales juifs » !… Mais rien n’est simple et dans le tome 2 on poursuit cette enquête difficile avec les auteurs Rojzman et Juszezak qui continue à diviser. La tragédie d’un homme seul.
Nuit du 14 au 15 mai 1956 Pie XII souffre. Et fait son testament, avoue ses faiblesses dans une époque terrible. A Paris, Rachel jeune voit sa mère pleurer devant les photos des déportés morts de sa famille. EN 1963, Rachel et chez Miriam à Rome. Elles vont voir le père Lieber qui leur montre un photo de lui avec Pie XII. Myriam dit avoir vu Lr Vicaire, des accusations absurdes pour lui. Le cardinal Pacelli futur Pie XII en 1936 met au courant Pie XI du livre d’un certain Hudal qui voudrait que le Saint-Siège s’entende avec le nazisme. Qui s’y oppose. Hudal aurait pourtant sauvé de nombreux Juifs à la fin de la guerre. Même si le Vatican en 1945 a aidé à exfiltrer des nazis. A Rome en 1943 les Juifs ont paye une rançon en or aux Allemands. Mais pourtant une rafle s’annonce. Les Juifs iront demander l’aide du Pape. Les nazis agissent le 16 octobre 1943. Certains se cachent dans des familles catholiques. Le Pape dit agir. Aucun effet, Himmler persiste. Direction Auschwitz. Le Pape réussit quand même à sauver 2000 Juifs, 9000 sont déportés. Pacelli en 1939 devient Pie XII malgré lui. Peu après Hitler et Mussolini signent le Pacte d’Acier. Le 1er septembre 1939 la seconde guerre mondiale commence.

Pas facile cette page d’Histoire, des complots, l’entrée en guerre de l’URSS, ces communistes que Pie XII redoutaient mais semble t-il moins que les nazis. La source c’est Soeur Pascalina qui est une informatrice au Vatican. Pie XII ne dit pas Juif ou nazi. Une terrifiante ambiguïté mais malgré un discours fort il ne peut pas dire plus. Restait aussi à sauver Rome de la destruction par les Alliés. Final sur la pièce qui fait scandale et sur dossier très complet en fin d’album. A méditer ce diptyque.
Pie XII face au nazisme T 2, 48 pages, Glénat Cerf, 16 €



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