Ommegang 1930, une belle tradition belge

Autant le dire d’entrée, hormis nos adorables voisins belges, qui sait hormis peut-être aux frontières du Nord de la France ce qu’est l’Ommegang à Bruxelles ? Et c’est bien dommage car c’est une fête traditionnelle belge, historique et très colorée que Nicolas Anspach a mis à son catalogue sous forme de polar qui permet de dévoiler tous les secrets de l’Ommegang. Un album ligne claire ce qui s’impose pour le sujet avec Patrick Weber au scénario, Thomas Liera au dessin. Un bref extrait pour bien replacer l’histoire dans la tête des ignorants : L’Ommegang est un cortège folklorique bruxellois qui a lieu actuellement deux fois, les premiers mercredi et vendredi du mois de juillet, sur la Grand-Place de Bruxelles. À l’origine elle était la plus importante procession lustrale de Bruxelles qui se déroulait une fois par an le dimanche précédant la Pentecôte. Depuis 1930 elle est devenue une reconstitution historique de l’entrée de l’empereur Charles V et son fils Philippe à Bruxelles en 1549 (source Wikipédia).

Bruxelles, 1930. Il en rêvait, il l’a fait. La parade de l’Ommegang, après 145 ans d’interruption va renaître. Mais gros souci, un arbalétrier transperce d’un carreau un des figurants du cortège, comte de son état. Stan Stanislas, Rouletabille en herbe, journaliste au Patriote Belge, déboule sur la scène du crime et décide de s’imposer enquêteur, d’écrire un article. Mais c’est anéantir la manifestation et porter un coup définitif à l’Ommegang. On va se taire, ne rien dire à la police. Stanislas prend les choses en main. En prime la couturière a été attachée, un arbalète suspendue à son cou. Reste plus qu’à mettre le corps du comte dans une glacière pour gagner du temps. Mais ce n’est qu’un début car le meurtrier ne va pas en rester là. Deux grands mannequins de la procession vont être incendiés. Stanislas trouve un indice. Mais pourquoi cette haine de l’Ommegang ? Qui est derrière ce complot tragique ?

Hormis une vrai leçon de choses sur les bières belges, cet album agréablement mis en scène, dessiné est aussi un cours d’Histoire. Charles Quint à Bruxelles qui ne se soumet pas, une vierge miraculeuse, les Belges sont libres. Reste l’enquête qui permet de présenter l’Ommegang, bien menée avec de notables rebondissements. On hésite entre Poirot et une fois encore Rouletabille. Le tout se tient bien avec un petit côté Tintin dont les spécialistes reconnaitront les influences.

Ommegang 1930, 48 pages, éditions Anspach, 16 €

 

 

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