C’est un grand classique, une expression intemporelle qui a touché tous les ados depuis Adam et Eve. Enfin on le pense. Tout adulte est passé par l’âge bête, encore que le terme le soit plus encore que le phénomène dont généralement tout un chacun a (presque) oublié les effets passés. Jonathan Munoz a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice. Un album autobiographique qui fait suite au Petit journal d’un gros fragile, souvenirs de son enfance dans les années 80. Un vrai délice que l’on avait adoré. Cette fois il couvre son adolescence de 11 à 20 ans avec humour, de la tendresse pour cet âge qui celui de la jeunesse perdue. Il y a des hauts et des bas dans l’âge bête, une évolution inévitable mais pas vraiment joyeuse cela dit quand on lit Munoz. Car bête est faible comme mot pour qualifier les crétins décervelés, voyous qui aujourd’hui sont des plaies que les générations précédentes n’ont pas connues. Triste à envisager quand on a des petits-fils. Car Munoz est dans une réalité qui n’ira qu’en s’aggravant mais dont on se sort quand même pour passer à la suite. Heureusement.
On oscille entre plusieurs mondes avec Jonathan Munoz. Le titre de l’album est dépassé en fait par le fond. Histoire d’une jeunesse qu’elle soit bête ou pas, elle est humaine et c’est la sienne. Il y aura les filles, le premier grand amour qui marque à jamais. Les planches sont autant de témoignages bien vus, poignants jusqu’à ses 20 ans, pas vraiment marrant et pour cause. Ensuite tu seras un homme mon fils. A chacun sa vie.
L’âge bête, Fluide Glacial, 13,90 €
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