Au revoir Monsieur Albert Uderzo

Dédicace d'Albert Uderzo On aura eu la chance, Albert Uderzo, de passer à vos côtés de grands moments, au fil de rencontres, d’interviews, de salons. Vous étiez un homme courtois, prévenant à qui le succès, que dire, la gloire n’avait en rien altéré le souvenir des débuts difficiles. Vous vous en étonniez, sincèrement, avec le sourire enfantin du gamin qui se balade dans le magasin de jouets de ses rêves mais ne peut y croire. Vous étiez venu à Nîmes en 2002 grâce à Sylvie Moretto qui vous avait convaincu de devenir le président d’un festival on ne peut mieux situé, dans une ville aux belles origines romaines. A chaque rencontre, vous vous exprimiez en toute liberté, sans langue de bois comme on va pouvoir le lire dans ces archives de mes articles parus dans Midi Libre. Nous vous y avions reçu à Montpellier en 2004 comme rédacteur en chef d’un jour. Un jour noir malheureusement, celui des attentats terroristes en Espagne de Madrid à la gare d’Atocha, 270 morts, le 11 mars 2004. Bien sûr la fête n’a pas eu lieu comme nous l’aurions souhaité, actualité oblige. Nous avons continué de nous rencontrer comme pour la sortie du Ciel lui est tombé sur la tête. Et puis vous vous êtes fait plus rare, jusqu’à ce 23 mars 2020 où vous êtes allé rejoindre votre vieux complice René Goscinny, Charlier, Giraud, Franquin, Hergé. Vous allez nous manquer, Monsieur Uderzo. J-L. TRUC

Albert Uderzo

Uderzo avait cédé la place de la présidence du Festival nîmois à Giraud qui avait signé l’affiche de l’édition 2005 car primé l’année précédente. A cette occasion, Uderzo nous avait invité à déjeuner avec Giraud pour que je puisse réaliser en exclusivité une interview en duo de ces deux maîtres. Cela reste un de mes plus grands souvenirs en la matière. C’était à Paris au Club de l’Étoile.

Albert Uderzo

Nouvel album, le 33e d’Astérix, la fin de la présence d’Uderzo à Nîmes en 2006 et il s’en explique, le regret (et le chagrin je pense) de ne pas avoir été Grand Prix d’Angoulême, Albert Uderzo était un vrai sensible, un grand artiste qui aurait aussi mérité moins d’aigreur de la part de pseudo spécialistes du 9e art sans talents et médiocres.

Albert Uderzo