On l’a bien connu, rencontré souvent, dans Pilote d’abord comme lecteur, puis comme journaliste à Sérignan, Paris, Narbonne ou Montpellier, Nîmes dans son atelier où il nous ouvrait la malle qui contenait ses planches de Valerian. Avec lui Christin. Tous les deux nous ont quittés aujourd’hui , Mézières dans la nuit de ce 23 janvier 2022 à l’âge de 83 ans. Mais leur talent, leur gentillesse et leur oeuvre est inoubliable. La galerie du 9e Art propose une exposition Mézières à Paris du 06 mars au 04 avril 2026.Le vernissage et mise en ligne des oeuvres à la vente a lieu dès le 06 mars 2026 à partir de 18h. Cette exposition propose au visiteur de se replonger dans les aventures de Valérian et Laureline en explorant la richesse de l’univers dessiné par Jean-Claude Mézières et et fait dialoguer des œuvres issues de différents projets de cet artiste afin d’en observer les similitudes et singularités.
Jean-Claude Mézières publie sa première bande dessinée en 1955 mais c’est douze ans plus tard, le 9 novembre 1967 qu’il publie dans Pilote les premières planches de Valérian et Laureline sur le scénario de son ami Pierre Christin. La série de bande dessinée est depuis devenue un classique de la science-fiction littéraire et a influencé le cinéma du même genre. Jean-Claude Mézières est né en 1938 à Paris. Il grandit à Saint-Mandé, une ville de banlieue située à l’est de la capitale. En 1944, alors qu’il s’est réfugié avec ses parents dans la cave d’un immeuble afin d’échapper aux bombardements allemands, il fait la connaissance d’un enfant de son âge nommé Pierre Christin. Une amitié pour la vie est née. Les deux garçons ne se contenteront pas de jouer ensemble dans le bois de Vincennes. Ils se découvriront bientôt une passion commune pour la science-fiction et les « illustrés », comme on appelle encore les bandes dessinées. Jean-Claude dévore l’hebdomadaire O.K, les aventures d’Arys Buck dessinées par Albert Uderzo et Le Lotus bleu, l’album de Tintin que lui a offert sa marraine à l’occasion de ses dix ans.
Lecteur régulier de l’hebdomadaire Tintin, il le délaisse cependant pour le remplacer par Spirou, dans lequel flotte un parfum de liberté qui contraste avec l’esprit de sérieux de son concurrent. Il est fasciné par Les Chapeaux noirs, une aventure de Spirou et Fantasio en forme de western fantaisiste signée par André Franquin. Les histoires de cow-boys et les plaines d’Amérique nourrissent les rêves du jeune Jean-Claude depuis qu’il a vu, dans un cinéma de province, un film du Lone Ranger, le justicier masqué. Rien d’étonnant s’il écrit et dessine, à l’âge de 15 ans, un western de 16 planches intitulé La Grande Poursuite, hommage aussi enthousiaste que juvénile au graphisme de Franquin et aux Chapeaux noirs. Il en enverra même un exemplaire à Hergé, lequel ne prendra pas la peine de le publier, au grand regret du jeune Jean-Claude qui devra se contenter d’une lettre signée par le créateur de Tintin. Plus motivé par le dessin que par l’enseignement scolaire classique, Jean-Claude Mézières intègre en 1954 l’école des Arts appliqués à l’industrie et au commerce, surnommée « Les Arts’a ». Il est inscrit dans la section « Tissus et papiers peints ». Il devient copain avec les deux seuls élèves qui s’intéressent à ce que l’on n’appelle pas encore le « 9 art » : Patrick « Pat » Mallet et un certain Jean Giraud, avec lequel il sèche des cours trop souvent ennuyeux pour se réfugier dans les salles de cinéma. En octobre 1955, il publie sa première bande dessinée. L’histoire, intitulée Bill le shériff, paraît dans l’hebdomadaire Cœurs Vaillants édité par le groupe Fleurus. En 1957, il s’offre un séjour à Bruxelles avec Pat Mallet pour rencontrer son idole, André Franquin. En mars 1958, sur le conseil de Franquin, les deux apprentis dessinateurs, accompagnés de Jean Giraud, rendent visite à Joseph Gillain, alias Jijé. Celui-ci est l’auteur des aventures du cow-boy Jerry Spring, dont Jean-Claude est un lecteur passionné.
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