Tseu Hi, une reine sanglante chinoise

On avait l’habitude, dans la collection de Delcourt, Les Reines Sanglantes, de retrouver des personnages bien de chez nous, de Frédégonde à Alienor d’Aquitaine. Cette fois on part en Asie, en Chine, pour découvrir Tseu Hi, la reine dragon, une vraie tempête cette jeune femme qui ne va pas s’embarrasser de principes.

Tseu HiLes filles ne sont pas bénies des dieux en Chine, en particulier pour un père qui ne peut que tenter de la marier. En cette fin du XIXe siècle, la belle mandchoue Xhingzen va finir dans le harem de l’empereur . En même temps, un jeune eunuque Li Lien Ying accède lui aussi au palais impérial. Très vite les deux jeunes gens vont se lier d’intérêt et tout mettre en œuvre pour gravir tous les échelons. Li va apprendre les arts du corps à la jeune femme qui, elle, va séduire à jamais l’empereur et obtenir de lui un rang d’épouse officielle. L’empereur devient de plus en plus fou et meurt. La guerre de l’opium va être gagnée par les puissances européennes. Xhingzen devient impératrice douairière sou le nom de Tseu Hi. Son règne commence.

Un jeu de cour impressionnant, une intelligence subtile et sans pitié, la Dame Dragon est un personnage hors normes dans une culture qui échappe souvent aux règles connues par l’Occident. Tseu Hi saura manipuler les corps et les esprits dans une Chine complètement dépassée, bloquée dans ses traditions. Philippe Nihoul au scénario et Fabio Mantovani au dessin raconte par le détail cet opéra de sang et de pouvoir qui verra la fin de la Chine impériale au début du XXe siècle. Un ouvrage prenant qui aura une suite et une fin dans le tome 2.

Tseu Hi, La Dame dragon, Tome 1, Delcourt, 14,50 €

La Dame dragon